Le 28 juin dernier, l’UNIDEC a tenu son assemblée générale annuelle à Charenton-le-Pont, dans le Val-de-Marne.
« On a mené la bataille des chiffres et on l’a gagnée ! », s’exclame Patrick Mirouse, vice-président de l’Unidec. En effet, l’assemblée générale de l’UNIDEC a permis de faire un point sur l’avancée des différents dossiers de la profession. Avec en ligne de mire, l’éternel problème des délais d’obtention de places d’examens. L’occasion de rappeler que l’UNIDEC avait sollicité en mars 2013 la Direction de la sécurité et de la circulation routières (DSCR) pour obtenir des données chiffrées concernant les inspecteurs « car nous sentions que ces derniers étaient loin de consacrer 100% de leur travail au passage des examens », explique Patrick Mirouse avant de préciser : « Attention, nous ne disons pas que les inspecteurs ne travaillent pas, mais que leur temps de travail n’est pas uniquement porté sur le passage des examens ».
À l’époque, « le délégué interministériel, Frédéric Péchenard, avait répondu qu’il n’était pas possible informatiquement d’obtenir ces informations. C’est pourquoi l’UNIDEC s’est tourné vers la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour avoir ces informations que la CADA nous a transmises sans difficulté ».
L’UNIDEC satisfait de la réforme
Selon l’UNIDEC, les chiffres récoltés démontrent que les inspecteurs ne consacrent que 60% de leur temps au passage des examens. « Il suffirait de 10 à 20% de plus pour que les délais réduisent enfin », estime le vice-président de l’UNIDEC. « C’est pourquoi, si les mesures d’urgence préconisées par le rapport Gilbert ne nous satisfaisaient pas, nous sommes ravis de la réforme annoncée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui prévoit d’affecter les inspecteurs uniquement au passage de la pratique et de passer l’examen de 35 à 32 minutes. On devrait gagner environ 300 000 places. Et pour la première fois, on a l’impression que le gouvernement est prêt à s’attaquer véritablement au problème et à prendre des mesures fortes et rapides », se réjouit Patrick Mirouse. L’UNIDEC soutient également le gouvernement dans sa volonté de développer l’AAC et dans la hausse du plafond du prêt accordé dans le cadre du permis à 1 euro par jour. « C’est très bien, mais l’UNIDEC va plus loin en proposant la création d’un fonds de garantie par aider les publics qui n’arrivent pas à trouver de garant », souligne Patrick Mirouse. Par ailleurs, des élections pour le renouvellement du comité directeur avaient lieu cette année, lors de l’AG. Tous les membres sortants se représentaient et ont été réélus (voir encadré).
La douche Montebourg !
Quelques jours après l’AG, le rapport recensant 37 professions à déréglementer pour relancer la concurrence présenté par le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, a fait bondir l’UNIDEC. « Nous ne sommes pas une profession riche », s’insurge Patrick Mirouse, « pour preuve, l’étude Plimsol démontre qu’en 8 ans, la marge des auto-écoles est passées de 4,9 à 2,6%, soit une baisse de 46,9% ! ».
C’est pourquoi l’UNIDEC, au travers de l’intersyndicale comptait adresser un courrier au ministre s’appuyant sur cette étude pour démontrer que le secteur est loin d’être nanti.
S. A.
Comité directeur de l’UNIDEC
Président délégué général : Jean-Louis Bouscaren
Vice-président : Patrick Mirouse
Secrétaire général : Jean-Pierre Lemonnier
Secrétaire : Cyril Chomette
Secrétaire adjoint : Jacky Gayant
Trésorier : Alain Catala
Trésorier adjoint : Jean-Marie Sauvage