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warning Sécurité routière — Mai 2014

- Alcool au volant -
Sam est entré dans les mœurs

Une étude montre que la désignation du conducteur désigné Sam est devenue une habitude chez les jeunes.


L’alcool au volant est toujours la première cause d’accidents mortels des 18-24 ans. Toutefois, faire appel au conducteur désigné Sam n’est plus une pratique anecdotique mais tend à devenir la norme. C’est ce que révèle une étude de l’institut de sondage The Links pour les associations Prévention routière et Assureurs prévention. Ainsi, 84% des jeunes interrogés affirment avoir recours à Sam, au moins de temps en temps. Et 74,6% déclarent désigner le conducteur avant de débuter la soirée. De plus, être capitaine de soirée est perçu comme valorisant puisque près de 8 jeunes sur 10 (78,8%) estiment qu’il s’agit de « quelque chose dont ils sont fiers ». Lorsqu’il est désigné, le capitaine de soirée l’est sur la base du volontariat (pour 45% des cas) ou bien à tour de rôle (31% des cas). On notera que le conducteur désigné semble encore souvent être la même personne, celle à qui cela demande le moins d’« effort » de ne pas boire,  le plus souvent une femme.

Poursuivre l’effort
Pourtant, un certain nombre de données montrent que la sensibilisation doit continuer. Si 86,3% des conducteurs de 18 à 24 ans sortent pour faire la fête au moins une fois par mois, et près d’un quart (24,6%) au moins une fois par semaine, on notera que 37% des jeunes conducteurs déclarent qu’une soirée réussie est une soirée au cours de laquelle on boit de l’alcool et près de 50% affirment que ne pas boire est mal perçu ou mal compris par les autres ! De plus, seuls 4 conducteurs sur 10 déclarent ne jamais conduire après avoir bu. De même, 7 jeunes interrogés sur 10 connaissent le nombre maximum de verres autorisés, mais seulement 6 sur 10 le taux maximum légal d’alcoolémie, alors que 2 sur 3 n’ont jamais été contrôlés. On notera enfin qu’1 jeune sur 3 avoue avoir déjà conduit en ayant dépassé le seuil légal, et avoir eu recours à des « parades », comme attendre avant de reprendre le volant, prendre des petites routes ou conduire lentement.
Même si faire appel à Sam est devenu un réflexe, cela n’est pas encore totalement acquis. En avril, l’association Prévention routière s’est inspirée du concept « Before I die » de l’artiste Candy Chang,  et a demandé aux jeunes de se poser une question simple mais universelle : « Que voudrais-je absolument faire avant de mourir ? » L’objectif est de leur faire prendre conscience que la vie est précieuse et qu’un accident dû à l’alcool peut ruiner les plus beaux projets. « Chaque année, l’alcool au volant empêche plus de 1 500 jeunes de réaliser leurs rêves, leurs projets, leurs folies… Alors, avant de sortir, n’oublie pas de désigner un Sam ».
La campagne est visible sur le site www.avantdemourir.com, où chacun peut compléter la phrase « Avant de mourir, je veux… ».
En voici quelques exemples :
« Avant de mourir, je veux gagner à l’Euro Millions, « …je veux voir fleurir les cerisiers »,
« … je veux rendre le monde meilleur ». Ou tout simplement…
« … je veux vivre ».
C. S.


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