Les auto-écoles du Gers ont manifesté devant la préfecture du Gers, le 27 février dernier. La raison de leur colère : le manque de personnel dédié au permis, engendrant des délais pour l’enregistrement des dossiers du Code.
En métropole ou dans les DOM-TOM, les problèmes d’enregistrement des dossiers sont monnaie courante sur tout le territoire français. C’est à Auch, dans le département du Gers, que les auto-écoles ont cette fois exprimé leur ras-le-bol jeudi 27 février dernier. En effet, la suppression de postes à la préfecture avait engendré des retards de dossiers allant jusqu’à quatre ou cinq semaines, notamment pour le Code. Patrick Biamouret, délégué CNPA, a demandé une réunion à la préfecture pour exiger un retour à la normale.
« Ce n’était pas une manifestation, simplement une mobilisation, précise-t-il. Nous étions 17 gérants sur les 28 établissements concernés à être venus devant les grilles de la préfecture. »
Anticipation de Faeton
La préfecture du Gers avait anticipé la mise en place de Faeton depuis un an déjà, en réduisant ses effectifs. Ainsi, de quatre employés, le nombre de postes était passé à deux. « On voulait notamment un poste fixe supplémentaire », explique Patrick Biamouret. Le 27 février, les auto-écoles gersoises ont obtenu une réunion à la préfecture, avec le responsable du personnel.
Ils sont sortis satisfaits du dialogue instauré, ainsi que de l’engagement oral des autorités locales sur plusieurs points : un retour des délais d’enregistrement pour le Code à 15 jours, un service du permis fermé le matin pour mieux permettre au personnel de traiter les dossiers, ainsi que l’engagement d’une personne supplémentaire pour arriver à trois employés », selon Patrick Biamouret. Avant de crier victoire, ce dernier attendait néanmoins, au moment de notre bouclage, que les engagements préfectoraux soient rédigés par écrit et signés par le préfet.
L. L.