Après avoir manifesté au mois d’octobre contre les délais d’enregistrement des dossiers du permis de conduire, les auto-écoles guadeloupéennes avaient obtenu gain de cause auprès de l’administration. Mais quelques mois plus tard, rien n’a pourtant changé. Ils avaient signé un protocole d’accord avec la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui s’engageait à respecter « un délai maximum de trois semaines pour l’enregistrement des dossiers ».
Elle disait également vouloir attribuer plus rapidement les places d’examens. Pourtant, l’administration semble ne pas avoir tenu parole. Pour les gérants d’auto-école de la Guadeloupe, c’est la douche froide. « Il était question de réduire les délais des dossiers. Mais les gérants les trouvent trop longs », déplore Philippe Tarer, délégué UNIC pour la Guadeloupe, dans les colonnes du journal France-Antilles.
Cet été, la DEAL s’était également engagée à faire venir deux inspecteurs supplémentaires en Guadeloupe. Mais il semblerait, là aussi, que l’administration ait lancé des paroles en l’air… Car si au mois d’octobre dernier, la DEAL avait été particulièrement rapide à réagir en raison « d’une visite ministérielle », soulignait alors Philippe Tarer dans nos colonnes, ce qui expliquait que les autorités ne veuillent pas voir fleurir les germes d’un conflit social, la suite a été plus compliquée.
Et le problème des délais d’enregistrement de dossier n’est, semble-t-il, toujours pas résolu.