Les réunions et les courriers entre l’Union des professionnels de la conduite et de la sécurité routière et le ministère de l’Intérieur se multiplient. Pour autant, si les avancées ne sont pas aussi rapides que souhaité, la mobilisation des professionnels unis ne faiblit pas !
L’Union des professionnels de l’enseignement de la conduite et de la sécurité routière, qui regroupe sous une même bannière l’ensemble des organisations syndicales patronales et salariales, associations et réseaux dans le domaine de l’éducation à la sécurité routière, maintient sa mobilisation. Elle est plus décidée que jamais à tout entreprendre pour solutionner le problème du manque de places d’examens.
Sans entrer dans le détail des nombreux courriers échangés entre l’Union des professionnels et le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, on notera que l’Union a regretté que seuls soient pris en considération les travaux menés par Florence Gilbert, sans tenir compte de ses propres demandes. Elle a également déploré l’absence de réponses et le manque de concertation de la part du ministère de l’Intérieur, notamment sur la mise en place des mesures d’urgence.
Mesures d’urgences : un bilan jugé négatif
Après avoir dressé, le 23 janvier 2014, un bilan peu reluisant de l’application de ces mesures d’urgence, l’Union des professionnels a posé ses exigences. Elles peuvent se résumer à obtenir des réponses écrites concrètes, de disposer d’ordres du jour suffisamment en amont et de comptes rendus fidèles aux déclarations exprimées, ainsi que des données chiffrées sur les effectifs d’inspecteurs. Sans oublier de réactiver les instances régionales (CLS) et nationales (CNS) permettant de dresser un véritable observatoire de suivi.
60 000 places supplémentaires
Le 3 février 2014, une nouvelle réunion s’est tenue afin de déterminer les conditions de mise en place des mesures d’urgence. Le ministère de l’Intérieur y a confirmé que les 60 000 places d’examens supplémentaires prévues étaient « financées et en cours de déploiement ». D’autre part, depuis le 3 mars dernier, les IPSCR retraités ont la possibilité de reprendre du service pour surveiller le passage de l’ETG. Mais, regrette Alain Duneufjardin, porte-parole de l’Union des professionnels, « cette mesure est uniquement basée sur le volontariat, ce qui compromet son efficacité, en particulier dans les départements les plus touchés ». Quant aux chiffres des effectifs d’examinateurs et leur affectation par département, exigée par l’Union des professionnels, ils ont été communiqués par le ministère de l’Intérieur le 24 février. Toujours selon Alain Duneufjardin, « ils s’avèrent insuffisants, et au final non significatifs. Nous allons donc interpeller le cabinet du ministère pour obtenir de véritables données. C’est le seul moyen d’avoir une vision réelle de la situation. » Enfin, les CLS (Commissions locales de suivi), dont certaines ont été mises en veille ces dernières années, vont être relancées, tandis que sera remis en place le Comité national de suivi (CNS), pour en faire un véritable observatoire de suivi, sur une fréquence de rencontre trimestrielle.
Concernant les mesures structurelles, l’Union des professionnels, constatant que le chantier n’a pas avancé, a exigé « un calendrier de rencontres permettant de finaliser un ensemble de propositions pour mars 2014 ».
Une pétition à l’échelle nationale
Enfin, l’Union des professionnels a adressé à Manuel Valls une pétition. Intitulée « Sans permis, on n’avance pas ! Nous voulons des places d’examens au Permis de conduire », elle a déjà recueilli, à la fin février, près de 1 000 signatures de professionnels et d’élèves. En complément, des affiches et des flyers sont en cours de diffusion dans les auto-écoles de l’Hexagone. Le combat continue !
C. S.