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warning Sécurité routière — Avril 2014

- Bilan 2013 -
Radars : première baisse du nombre de flashs !

Véritable tournant dans l’histoire du contrôle/sanction automatisé, l’année 2013 a vu pour la première fois le nombre de flashs émis par les radars décroître.


Situation inédite depuis leur  lancement en 2003, le nombre de flashs des radars automatiques est en baisse par rapport à l’année précédente. Qu’ils soient fixes, mobiles, embarqués, discriminants, de feu rouge ou de passage à niveau, les 4 150 appareils en service ont flashé 18 943 208 fois en 2013. Un chiffre en baisse de 2,3 millions soit 10,8 % si on le compare au record de l’année 2012 (près de 21 millions de flashs).
Le nombre de procès-verbaux dus aux radars automatiques a également décru (- 8,4%), avec 11 193 450 PV au lieu de 12,2 millions en 2012.

Les automobilistes plus prudents ?
Plusieurs explications peuvent être avancées concernant ces baisses. Si l’on peut émettre l’hypothèse que les automobilistes ont adopté un comportement plus prudent sur les routes, il est également possible que le nombre croissant de radars en panne ou hors service (vandalisme…), tout comme le changement de prestataire chargé de leur maintenance en mars 2013, aient eu un rôle à jouer.
On notera cependant que le taux de conversion des messages d’infraction en contravention – les clichés pris par les radars n’étant pas tous systématiquement exploitables – a pour sa part légèrement progressé, passant de 57,5% en 2012 à 59% en 2013.
C’est dans le département du Nord que l’on trouve le plus grand nombre d’appareils (101 radars tous types confondus), puis dans les Bouches-du-Rhône et les Yvelines. Toutefois, c’est dans le Rhône que les radars ont le plus flashé l’an dernier (951 979 flashs), puis dans les Alpes Maritimes et  l’Essonne. Enfin, la Seine-Saint-Denis décroche la palme du plus grand nombre de flashs par appareil (13 545).

3 fois plus de radars mobiles d’ici 2015
Pouvant flasher dans les deux sens tout en roulant, embarqués dans les véhicules banalisés des forces de l’ordre, les 99 radars mobiles mis en place en mars 2013 dans 18 départements ont déjà flashé 300 000 automobilistes.
Ils ont entraîné 180 000 contraventions, la différence s’expliquant par des photos inexploitables sur lesquelles les plaques ne sont pas ou peu lisibles. Ce type de radars sera d’ici l’été déployé dans tous les départements, pour équiper 300 voitures d’ici 2015.
Enfin, on annonce l’arrivée de nouveaux radars fixes capables de flasher les plaques d’immatriculation avant et arrière d’un véhicule. Ces radars, dits « double face », seront expérimentés courant 2014, et, selon Henri Prévost, délégué interministériel adjoint à la sécurité routière, « permettront notamment de réduire le nombre de flashs qui ne produisent pas de PV parce que la photo n’est pas exploitable ».
C. S.





Les 10 radars les plus « flasheurs » de France
1) A40 - Clarafond (74), radar discriminant : 137 605 flashs
2) A10 - Tours (37), radar discriminant : 125 560 flashs
3) A47 - Givors (69), radar 3e génération : 118 996 flashs
4) A7 - Pierre-Bénite (69), radar 3e génération : 114 245 flashs
5) A8 - Tanneron (83), radar 2e génération : 103660 flashs
6) A10 - Saint-Avertin (37), radar discriminant : 102 930 flashs
7) N201 - Barberaz (73), radar discriminant : 100 375 flashs
8) A10 - Janvry (91), radar 3e génération : 95 995 flashs
9) A6 - Bessey-en-Chaume (21), radar 2e génération : 87 235 flashs
10) D344 - Bailly-Romainvilliers (77), radar 3e génération : 85 775 flashs


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