Après avoir demandé un recensement précis et une étude approfondie des zones de circulation à risques, le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, veut que des mesures de prévention efficaces soient rapidement mises en place. Suite à l’accident de car de Laffrey en Isère qui a causé, le 22 juillet dernier, la mort de 26 personnes, les préfectures ont recensé 50 sites routiers considérés comme dangereux. Sans surprise, ils sont principalement concentrés en montagne, notamment dans les Alpes. Le 29 juillet, le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, a indiqué au Journal du Dimanche : « La présence de panneaux d’interdiction ne suffit ». Il a ainsi prôné la mise en place de « processus d’alerte plus efficaces, comme par exemple des feux de signalisation plus visibles, des portiques particulièrement dissuasifs ou la création de lits d’arrêt d’urgence », à savoir des voies de détresse composées de cailloux permettant l’immobilisation des véhicules.
MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIRPour sa part, le Syndicat national des entreprises de tourisme (SNET) souhaite qu’une table ronde sur le sujet soit organisée à la rentrée. En termes de prévention, le syndicat demande « la création d’un site Internet dédié aux professionnels de la route » afin de diffuser « en temps réel les difficultés de circulation dues à des reliefs, passages difficiles », mais également « la mise en place d’une structure au sol – portique en hauteur par exemple – et la création d’une nouveau panneau signalétique du Code de la route, spécifiques aux transporteurs de voyageurs, interdisant, sans équivoque, l’accès à toutes les principales zones de circulation à risques ». Pour ce qui est de la formation, le Snet demande que le programme aux permis C, D et E soit revu avec les professionnels de la route. Il préconise notamment l’intégration d’un module montagne. Enfin, le Snet demande que les FIMO et FCOS soient obligatoires dans tous les pays européens.
S. A.