Après avoir fait grève le mardi 15 octobre, les auto-écoles de Guadeloupe ont signé un protocole d’accord avec la préfecture et obtenu gain de cause.
Les raisins de la colère ne poussent pas qu’en Métropole. Lassées des délais d’enregistrement des dossiers du permis de conduire (cinq semaines en moyenne) ou encore des délais d’attribution de places d’examens, les auto-écoles guadeloupéennes ont manifesté leur ras-le-bol mardi 15 octobre dernier, en organisant une opération escargot contre une administration lente et désorganisée. « Nous avions déjà souligné des dysfonctionnements à l’automne 2012, et rien n’avait bougé », souligne Philippe Tarer, délégué départemental du syndicat Unic pour la Guadeloupe.
Une manif’ avant Valls
Les auto-écoles guadeloupéennes ont vite obtenu un rendez-vous avec les représentants de la DEAL (Direction de l’environnement de l’aménagement et du logement).
« Les auto-écoles ont manifesté deux jours seulement avant la venue de Manuel Valls en visite officielle. Cela explique la rapidité avec laquelle les autorités ont répondu à nos attentes. Nous avons obtenu un protocole d’accord dans la soirée », sourit Philippe Tarer. Conformément aux demandes des établissements de conduite, la DEAL s’est engagée à respecter « un délai maximum de trois semaines pour l’enregistrement des dossiers ». Elle a également promis une attribution plus rapide des places d’examen, au 19 de chaque mois.
Meilleurs délais pour l’ADR
Des examens d’ETG seront supprimés ponctuellement pour être remplacés par des épreuves pratiques. Pour l’annonce différée du résultat, la DEAL a rappelé aux inspecteurs la consigne de poster le résultat le jour même ou le lendemain. « Certains inspecteurs envoient tous leurs courriers en fin de semaine. Ce n’est pas sérieux », soupire Philippe Tarer. Par ailleurs, au niveau fiscal, les règles seront assouplies pour le paiement des charges patronales. « En Guadeloupe, les entreprises du BTP avaient manifesté pour que les modalités de paiement des taxes soient facilitées, avec un échelonnement. Nous voulions que nos auto-écoles en profitent également », indique Philippe Tarer. Et le syndicaliste de conclure.
« Nous avons une économie difficile. Les auto-écoles forment un secteur très concurrentiel, avec 210 établissements pour 420 000 habitants. Nous sommes obligés de réduire nos tarifs pour attirer les clients. »
L. L.