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edit_note Examens — Décembre 2013

- Stéphane Guezou et Émile Ménétrey de Printel -
« Le coût moyen de Printel est de 22 euros par m

Stéphane Guezou, responsable du département auto-école Printel et Émile Menetrey, manager de Printel font le point sur les tarifs appliqués et évoquent l’avenir de la société.


La Tribune des Auto-Écoles : Pouvez-vous nous dresser un rapide historique de Printel ?
Stéphane Guezou : Au début des années 1990, la préfecture de Perpignan a demandé à Printel de développer gratuitement, l’application RAO, à savoir la répartition assistée par ordinateur des places d’examens entre les auto-écoles, ainsi que le service Minitel baptisé Printel, destiné aux établissements de conduite des Pyrénées Orientales afin de leur permettre de consulter et de gérer leurs convocations en faisant l’économie du temps passé à se déplacer en préfecture. Petit à petit, d’autres départements ont souhaité bénéficier du même service. Printel s’est étendu jusqu’à couvrir l’intégralité des départements français. Le dernier étant Mayotte en 2011. Aujourd’hui, seule la Guyane ne fonctionne pas avec Printel, car compte tenu de la topographie, les établissements de conduite sont relativement regroupés et se débrouillent entre eux.

La Tribune : De nombreuses auto-écoles dénoncent la situation de quasi-monopole de Printel et se plaignent des tarifs qu’elles jugent excessifs. Que répondez-vous à ces différentes critiques ?
Stéphane Guezou : Je tiens à rappeler que les auto-écoles n’ont aucune obligation de passer par Printel. Elles peuvent se déplacer directement en préfecture. Dans ce cas, le service est gratuit. Pour ce qui est de Printel, c’est une prestation privée. Le service est gratuit pour les préfectures, il a donc été décidé de faire payer les auto-écoles. Cependant, le modèle économique avait pour impératif d’être proposé de manière équitable et modéré entre les auto-écoles prenant en compte les disparités de taille entre les établissements. Et puis, ce sont les préfectures qui incitent les auto-écoles à utiliser Printel.
Émile Ménétrey : Aujourd’hui, le coût moyen du service apporté par Printel est de 22 euros par mois et par établissement, ce qui représente entre 1,20 et 1,70 euro par élève présenté à l’examen. Cela ne semble pas excessif, compte tenu du service proposé et des différentes évolutions que nous avons apportées à ce service. Il faut savoir que cela fait 25 ans que Printel accompagne les auto-écoles. Le service s’est adapté à la mise en place de la nouvelle méthode de répartition, des nouvelles catégories de permis définies par la directive européenne, etc. Et nous proposons des solutions adaptées aux demandes des différents établissements (audiotel pour ceux qui n’ont pas Internet, application smartphone et tablette). Mais nous n’avons peut-être pas su bien communiquer auprès des auto-écoles sur notre politique tarifaire.

La Tribune : Que voulez-vous dire exactement par ce manque de communication ?
Émile Ménétrey : En novembre 2011, nous avons créé deux forfaits distincts : le forfait standard qui gère les convocations et le forfait pro qui propose une palette de services supplémentaires et coûte évidemment plus cher. 85% des établissements de conduite ont choisi ce forfait pro, ce qui a généré naturellement une augmentation de l’abonnement.

La Tribune : Comment voyez-vous l’avenir de Printel avec l’annonce de la mise en place prochaine de GPE par l’État, d’autant que la DSCR a d’ores et déjà annoncé que ce service serait gratuit ?
Stéphane Guezou : La société Printel a été absorbée par Interact-iv.com, une société d’informatique qui propose d’autres activités que Printel et continuera à vivre quel que soit l’avenir de Printel. Mais si Printel devait s’arrêter, cela signifierait la perte de leur emploi pour une trentaine de salariés, et cela dans une région déjà sinistrée [ndrl : la société Printel est basée à Perpignan].
Émile Ménétrey : Premièrement, nous ne savons pas quand GPE va être véritablement opérationnel. Ce qui est d’ailleurs problématique pour Printel et les auto-écoles car certains établissements optent pour un abonnement de trois mois en se disant que GPE va bientôt arriver et qu’il n’est pas nécessaire de souscrire un abonnement d’un an. Finalement, le lancement de GPE est reporté et ils reprennent un abonnement à l’année. Évidemment, les abonnements de courte durée reviennent plus cher au mois qu’un engagement à l’année, ce qui participe à créer du mécontentement chez les auto-écoles. Or, Printel n’y est pour rien. Deuxièmement, il est temps que l’État applique la loi en régularisant la situation contractuelle avec Printel. Troisièmement, nous n’avons pu tester GPE, la seule certitude est que l’ensemble des services mis à disposition aujourd’hui par Printel ne sera pas disponible avec GPE ce qui risque de laisser sur le bord de la route un certain nombre d’auto-écoles qui utilisent nos services au travers du téléphone et qui devront s’adapter au cahier des charges de l’État en rachetant un équipement informatique compatible. Nous avions fait savoir que nous n’étions pas contre une certaine collaboration pour mettre en œuvre ce nouveau système. Notre proposition est, pour le moment, restée lettre morte. Une chose est sûre, l’État ne compte pas apporter tous les services proposés par Printel, comme par exemple, l’assistance téléphonique. Pas sûr que les auto-écoles gagnent au change.
Propos recueillis par Sandrine Ancel


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