La société Simul’auto, dans le XIIIe arrondissement de Paris, propose aux auto-écoles d’envoyer leurs élèves faire leurs armes sur des simulateurs. Économies et pédagogie garanties !
Un bâtiment tout neuf et, au rez-de-chaussée, deux simulateurs imposants coûtant 50 000 euros chacun. Simul’auto, entreprise basée dans le XIIIe arrondissement de Paris, n’a pas lésiné sur les moyens pour satisfaire les auto-écoles. Plutôt que d’acheter leur propre simulateur, elle leur propose de disposer d’un forfait au sein de leurs locaux. Le but étant d’y envoyer leurs élèves soit en début de formation, soit pour pallier un problème particulier au cours de la conduite. Les élèves viennent à Simul’auto seuls, en accord avec leur auto-école. Héloïse Marchal, présidente de Simul’auto, est partie du postulat que « beaucoup de jeunes ont des difficultés à avoir leur permis ». Elle-même en a fait l’expérience. Alors elle s’est lancée, avec cinq autres associés, dans l’aventure. « Au contraire du Brésil ou de la Finlande où des heures sur simulateur sont obligatoires pendant la formation au permis, la France n’a pas encore une immense culture simulateur », juge la jeune chef d’entreprise. Pour faire évoluer les mentalités, l’association 40 millions d’automobilistes préconise par exemple d’intégrer le simulateur à « toutes les formations pratiques ».
Technologie militaire
Simul’auto est équipé de simulateurs dotés d’une technologie militaire, pour plus de réalisme. « Nous mettons à disposition des gérants du matériel qu’ils n’auraient pas forcément les moyens de se payer. L’idée est de fonctionner avec eux de manière récurrente : ils achètent un certain volume d’heures en fonction de leurs moyens et de leurs besoins, et l’utilisent quand ils le souhaitent », précise-t-elle.
La toute nouvelle structure, créée en 2013, dispense des formations encadrées par un enseignant de la conduite diplômé, et qui opère sur deux simulateurs en même temps. Elles permettent d’aborder les étapes 1 à 3 du PNF. « Le simulateur présente l’avantage d’être moins stressant pour les débutants, et de permettre aux auto-écoles de libérer des heures de conduite en voiture pour ceux qui en ont vraiment besoin. Au début, il peut être intéressant de travailler hors circulation, tout comme pour des élèves en difficulté », ajoute Héloïse Marchal.
Si Simul’auto s’adresse également à des particuliers et à des entreprises soucieuses de donner à leurs employés de bonnes habitudes sur la route, elle souhaite faire des professionnels de l’auto-école des interlocuteurs privilégiés. « La question de la réforme du permis est plus que jamais d’actualité. Le simulateur présente des avantages économiques, car l’entretien d’une voiture coûte cher, mais également pédagogiques, avec des exercices que l’on ne peut pas faire dans le flux de circulation des grandes villes. Les élèves sont souvent ravis », conclut-elle.
L. L.