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work Gestion & management — Août 2007

Toulouse - Les repreneurs d’une auto-école confrontés aux dettes de l’ancien propriétaire


Les repreneurs d’une auto-école placée en liquidation judiciaire doivent aujourd’hui faire face au mécontentement des élèves lésés par l’ancien établissement, qui ont payé des prestations non effectuées.

Pas de miracle place Saint-Pierre à Toulouse ! Les élèves de l’ancienne auto-école Saint-Pierre n’ont pas pu récupérer leur argent ni bénéficier de prestations déjà payées. Rappel des faits : en novembre 2006, le patron de cette école de conduite décède, laissant l’établissement criblé de dettes. L’auto-école est alors reprise par un administrateur judiciaire. En avril 2007, la justice procède à la liquidation judiciaire de l’établissement. Le fonds de commerce est alors racheté par de nouveaux propriétaires, qui donnent un nouveau nom à l’établissement.

DES PRESTATIONS PAYÉES NON EFFECTUÉES
Problème : de nombreux élèves de l’auto-école Saint-Pierre ont payé pour des prestations encaissées mais jamais effectuées. Ainsi, 150 personnes se sont inscrites à l’épreuve du Code et ont versé plus de 600 euros d’arrhes mais n’ont pas passé l’examen alors que les chèques ont été encaissés de longue date. Ces dernières s’attendaient à ce que la nouvelle auto-école réalise les prestations non effectuées par l’ancien établissement sans leur demander de passer à nouveau à la caisse… « Je ne peux pas effectuer des prestations qui ont été encaissées par l’ancien propriétaire et pour lesquelles l’argent ne m’a pas été remis !, a tenté d’expliquer aux élèves mécontents la nouvelle gérante, Lilianne Barreiros. L’administrateur judicaire et le mandataire liquidateur n’ont pas été en mesure de nous verser l’argent correspondant aux paiements des clients. Nous avons racheté le fonds de commerce mais pas la SARL Saint-Pierre : nous avons repris l’actif mais pas le passif. Et il faut tout de même préciser que les dossiers des élèves lésés remontent pour certains à 2003 et 2002, ce qui commence à dater ! »

LA NOUVELLE GÉRANTE PRÊTE À FAIRE UN GESTE
Consciente du désarroi de certains, la gérante se dit cependant prête à faire un geste : « Je veux bien reprendre les élèves qui avaient tout payé, je leur refais l’inscription et le Code gratuitement. Mais pour ce qui est des leçons, du carburant, des moniteurs, des charges, etc. : tout cela a un coût ! Je comprends tout à fait la réaction des élèves lésés par l’ancien propriétaire, mais je ne peux rien faire de plus pour les aider, sinon c’est mon établissement qui risque de se retrouver en liquidation judiciaire dans 6 mois ! » Si le liquidateur judiciaire a adressé un courrier aux élèves lésés expliquant la situation, ce qui a un peu calmé le jeu, la situation reste encore délicate pour tout le monde.

Christophe Susung



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