Les députés européens ont adopté, début février, un projet de loi visant à réglementer au niveau européen le bruit des véhicules.
Réduire la pollution sonore, tel est l’objectif des députés européens qui se sont mis d’accord pour abaisser le bruit maximal des moteurs à 68 dB. Cela concerne les véhicules particuliers, mais aussi les véhicules utilitaires, les autocars et les bus. Par contre, les moteurs des poids lourds de plus de 12 tonnes auront le droit de faire un peu plus de bruit, la limite sonore étant fixée à 81 dB. Conscients que le bruit généré par les véhicules n’est pas uniquement dû au moteur, les députés entendent bien prendre le problème dans sa globalité en demandant également aux manufacturiers de développer des pneumatiques les plus silencieux possibles et aux responsables des infrastructures routières d’opter pour des revêtements ne générant pas trop de bruit.
1,8% DES CRISES CARDIAQUES DÛ AU BRUIT
« Le bruit est pour moi une question de santé publique », explique Gilles Pargneaux, rapporteur au nom de la commission des Transports et du Tourisme. « Il peut provoquer un épuisement, poser des problèmes de santé et entraîner le développement de maladies. Or, plus de la moitié de la population de l’Union européenne est exposée à des niveaux de bruit supérieur à 55 dB ». Toujours selon Gilles Pargneaux, 1,8% des crises cardiaques en Europe est attribué à un niveau sonore excessif. Ainsi, le bruit du transport ferroviaire et routier serait « à l’origine de 50 000 attaques cardiaques mortelles chaque année en Europe et de 200 000 cas de maladies cardio-vasculaires ».
Inversement, les députés demandent que les véhicules électriques et hybrides soient dotés d’un système émettant un bruit artificiel pour prévenir les piétions de la venue de ces véhicules ultra silencieux. Trop de silence tue la sécurité !
S. A.