L’Automobile Club Association et la Croix-Rouge française ont mené une enquête européenne sur « Les automobilistes et leurs connaissances en termes de premiers secours ».
Plus de la moitié des victimes de la route décèdent juste quelques minutes après l’accident. Or on pourrait sauver des vies si tout le monde savait pratiquer efficacement les premiers secours. L’Automobile Club Association et la Croix-Rouge française ont décidé de mesurer les connaissances des automobilistes européens en matière de premiers secours. Les résultats sont alarmants.
Si 65,8% des sondés pensent avoir suffisamment confiance en eux pour pratiquer des gestes de premiers secours en cas d’accident, 82,2% ne savent pas quoi faire en arrivant sur un lieu d’accident. Seuls 46,2% pensent à sécuriser les lieux, dans un premier temps. Mais surtout, 31,1% n’ont même pas le réflexe de composer l’appel d’urgence. On notera que seuls 57,7% des automobilistes européens connaissent le numéro d’appel d’urgence 112, valide dans toute l’Union européenne (en France, 43,1% des personnes interrogées le connaissent).
71,2% DES SONDÉS NE SAVENT PAS ÉVALUER L'ÉTAT DE LA VICTIME
Si la plupart des gens pensent à vérifier si la victime est consciente ou pas, 71,2% des automobilistes interrogés se disent capables d’évaluer correctement son état. À partir de là, on ne s’étonnera pas d’apprendre que seuls 19,7% sont capables d’effectuer correctement un massage cardiaque. En France, ce chiffre est cependant supérieur à la moyenne européenne, puisque 31,2% seraient capables d’effectuer un tel massage contre seulement 5,1% en Italie.
Pour ce qui est d’une victime blessée et qui perd du sang, seuls 24,5% des enquêtés au niveau européen savent comment agir. Encore une fois, les Français s’en sortent plutôt mieux avec 38,4% qui répondent qu’il faut allonger la victime sur le dos et exercer une pression sur la plaie pour arrêter le saignement. Les mauvais élèves sont l’Autriche, l’Italie et la Serbie (1%, 1,3% et 2,4%).
L’enquête démontre enfin qu’avoir suivi une formation aux premiers secours pendant l’apprentissage de la conduite augmente la capacité d’intervention auprès d’une victime de la route. L’idéal serait donc, comme le faisaient un temps les auto-écoles CER de région parisienne, de proposer au jeune conducteur de passer son brevet de secouriste à l’issue de sa formation au permis.
S. A.