En mars dernier sur le circuit du Lédenon, plusieurs déficients visuels ont pris part à une initiative de plus en plus fréquente : conduire un véhicule auto-école.
Vous vous souvenez peut-être des initiatives entreprises par Luc Costermans, non-voyant et fondateur de l’association les Non-voyants et leurs drôles de machines, afin de faire prendre le volant à des non-voyants (voir La Tribune des Auto-Écoles n° 170/mars 2012). Cet ancien recordman du monde de vitesse pour un aveugle (308 km/h à bord d’une Lamborghini) a remis ça ! Le 4 mars dernier, grâce aux bénévoles de 3 auto-écoles (auto-école Menzoni à Bollène, école de conduite Yanic à Chuzelles, auto-école Sagnard à Nyons), plusieurs non-voyants ont pu conduire sur le circuit du Lédenon, près de Nîmes. Un circuit réputé pour sa difficulté ! Après avoir pris place dans l’un des deux véhicules auto-école, puis dans une Renault Mégane RS de 265 ch également équipée de doubles commandes, 7 non-voyants et mal-voyants ont parcouru plusieurs tours du circuit, aidés par un copilote moniteur d’auto-école. Rappelons que l’objectif est « de permettre aux non-voyants de naissance de découvrir les effets procurés par la conduite, et à ceux qui ont perdu la vue au cours de leur existence de retrouver des sensations perdues. »
Chaque non-voyant a été guidé par la voix grâce aux indications des moniteurs, le volant s’apparentant à un cadran d’horloge pour indiquer dans quelle mesure tourner le volant (« Droite 15, gauche 5 »…).
L’un des instructeurs, Yanic Girault, directeur de l’auto-école Yanic et propriétaire de la Mégane survitaminée, a ainsi assisté les non-voyants, « mais en intervenant au minimum, de manière à ce que ce soit au maximum eux qui conduisent. »
C. S.