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school Formation — Mai 2007

-Île-de-France-
Financement de 150 formations au Bepecaser prévu pour 2007-2008


L’Unidec vient de signer une convention avec le Groupement des Assedic d’Île-de-France prévoyant le financement de l’admissibilité et d’une pré-formation à l’admission pour des stagiaires destinés au contrat de professionnalisation.

Face aux problèmes de recrutement de moniteurs, l’Unidec a voulu agir en amont… au stade de la formation au Bepecaser. En 2005, le syndicat est entré en contact avec les Assedic et a obtenu le financement d’un dispositif combinant préparation à l’admissibilité du Bepecaser, pré-formation à l’admission et contrat de professionnalisation. Après une première expérimentation en 2005-2006 avec 20 stagiaires, puis une deuxième en 2006-2007 avec 40 stagiaires, la phase test va s’étendre à l’Île-de-France. Le 26 avril 2007, l’Unidec a ainsi signé avec le Garp (Groupement des Assedic d’Île-de-France) une convention d’un an portant sur le financement de 150 formations pour 2007-2008.
 « Le drame de notre profession est qu’elle recrute en son sein. Peu d’offres d’emploi étant déposées à l’ANPE, notre métier n’est pas considéré en tension. J’ai démontré aux Assedic que notre profession connaissait d’énormes difficultés de recrutement », explique Jean-Pierre Lemonnier, secrétaire général national de l’Unidec.

SÉLECTION PAR L’ANPE PUIS PAR LE CENTRE DE FORMATION
Ces démarches ont conduit à la mise en place d’un dispositif dont le point de départ est l’ANPE. Cette dernière sélectionne des demandeurs d’emploi et les convie à une réunion d’information. Les personnes intéressées sont adressées aux centres de formation de moniteurs (CFM), qui effectuent une dernière sélection des candidats. Pour cette troisième expérimentation, quatre CFM – pouvant accueillir 110 élèves – sont pour l’heure adhérents au dispositif : l’IFP Paris Sud (Seine-et-Marne et Val-de-Marne), l’ECF Dupleix de Paris (15e), le CFM 78 de Versailles et le CER Icare de Paris (15e).

L’INTÉGRALITÉ DE LA FORMATION FINANCÉE
Les stagiaires retenus voient l’intégralité de leur formation subventionnée. Les Assedic financent environ 400 heures de formation couvrant l’admissibilité (d’octobre à novembre), ainsi que – spécificité du dispositif – une pré-formation à l’admission (de mi-novembre à fin décembre). Dans la filière classique du Bepecaser, une fois l’admissibilité passée, le stagiaire part à la recherche d’un stage. Dans le dispositif mis en place par l’Unidec et les Assedic, il suit une pré-formation à l’admission combinée à une alternance en entreprise. Le CFM fait se rencontrer les employeurs et les élèves ; ces derniers effectuent alors des stages en auto-école. Cette pré-formation/alternance est le moment privilégié pendant lequel futurs patrons et contrats de professionnalisation se choisissent.

HUIT MOIS DE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION
Enfin, pour ceux qui ont réussi les épreuves d’admissibilité, s’ensuit alors le contrat de professionnalisation de 8 mois (1 semaine en CFM, 1 semaine en entreprise de janvier à août), qui est, quant à lui, financé par l’ANFA (Association nationale de formation automobile). Pendant le mois et demi qui suit les résultats aux examens, l’auto-école dispose – en cas de réussite, bien sûr – d’un Bepecaser directement opérationnel. Enfin… « L’Assedic, l’Unidec et l’Unedic sont intervenus auprès des préfectures pour demander que le diplôme et l’autorisation d’enseigner soient délivrés dans les délais les plus brefs. Il faut 20 jours, voire 3 mois selon les préfectures ! », déplore Jean-Pierre Lemonnier.

Des avantages pour chacun
Ce dispositif présente des avantages de part et d’autre. Le demandeur d’emploi, ayant droit aux Assedic, voit sa formation financée et est rémunéré pendant l’admissibilité 120 % de ce qu’il aurait dû toucher. Le CFM est payé 9,15 euros l’heure pour les 400 heures de formation financées par les Assedic. Enfin, l’employeur paie le salaire du stagiaire sur la base de l’échelon 3 de la convention collective et va bénéficier de réductions pour les 26 à 44 ans, à savoir l’aide de retour à l’emploi – 200 euros par mois (soit 1 600 euros pour 8 mois) – et les réductions de charge de la loi Fillon (selon l’âge du jeune).
Pour l’Unidec, ce dispositif est une solution aux problèmes de recrutement des auto-écoles. « Face au déficit de personnels qualifiés, au turn-over, aux départs en retraite… les auto-écoles ont tout intérêt à anticiper leurs recrutements, souligne Jean-Pierre Lemonnier. Les exploitants ne mesurent pas, voire sous-estiment l’impact du départ d’un salarié, sans pouvoir le remplacer : perte financière, leçons plus diluées dans le temps, mécontentement des élèves, chute du taux de réussite, impact sur les places d’examen, perte d’inscriptions… En comparaison, l’investissement que représente l’embauche d’un contrat de professionnalisation est bien moindre ».

Bérengère Huvey



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