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school Pédagogie — Novembre 2012

- Chariots élévateurs -
Première journée sécurité logistique Promotrans/Randstad !


La première « journée sécurité logistique » organisée conjointement par le groupe Promotrans et Randstad regroupait plusieurs ateliers et conférences. Compte-rendu.

Le 18 octobre dernier, la société d’intérim Randstad et le groupe Promotrans, formateur dans le domaine des transports, de la logistique et de la maintenance (22 centres en France, 33 sites de formation), organisaient la première « journée sécurité logistique » au centre de formation continue Promotrans de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Destinée notamment aux clients de Promotrans et de Randstad, aux sociétés de transport et aux logisticiens, cette journée avait pour but de faire découvrir l’univers de la sécurité des métiers de la logistique utilisant des chariots élévateurs. Rappelons que pour conduire de tels engins, l’obtention du CACES (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité), qui est une validation de connaissances de la conduite en sécurité, est très fortement recommandée, même si elle n’est pas obligatoire.

HARO SUR LES TMS !
Pour bien commencer la journée, la société Capsecur Conseil, filiale du groupe Randstad, présentait son concept StiMCore. Outil de lutte contre les TMS (Troubles musculo-squelettiques), StiMCore regroupe une série d’échauffements qui permettent de préparer les articulations, les tendons et les muscles aux contraintes du travail (travail de bureau ou travail physique). « Il s’agit d’intégrer la notion de bien-être au travail et de mettre la santé et la sécurité au cœur des préoccupations de l’entreprise », explique Vartan Joubanian, conseiller clientèle chez Capsecur Conseil. « L’objectif est de former les salariés afin qu’ils animent eux-mêmes les séances d’échauffement en interne dans leur entreprise. » Lors de la journée du 18 octobre, chacun a pu mettre en pratique le concept StiMCore en effectuant quelques exercices d’échauffement !

UN SIMULATEUR DE CHARIOT ÉLÉVATEUR
Lors d’un autre atelier, la société Acreos présentait le premier simulateur de conduite de chariot élévateur, que chacun pouvait tester. Destiné aux centres de formation des caristes débutants ou expérimentés, ce simulateur présente la particularité d’être doté de 3 écrans (vision vers l’avant, logiciel de commande, vision vers l’arrière), afin d’être dans les conditions réelles d’utilisation. Il est même possible d’intégrer sur le parcours des nids de poule, des passages de câbles au sol, la présence de piétons ou d’huile sur le sol, etc. Un logiciel de gestion permet de dresser le bilan des résultats des stagiaires sur 14 modules d’apprentissage.
Plus concrètement, « l’atelier conduite chariot » offrait la possibilité d’essayer différents types de chariots élévateurs avec un formateur Promotrans. Du « petit » chariot sur lequel on stationne debout au modèle « king size », chacun pouvait se faire une idée de la conduite de ces engins, grâce aux conseils du formateur.

AMÉLIORER LA SÉCURITÉ
Par ailleurs, une conférence sur le thème de la prévention et la sécurité sur les chariots élévateurs automoteurs était assurée par Denis Ader, ingénieur conseil à la Cramif (Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France). Cet intervenant a notamment présenté des statistiques nationales d’accidents sur les chariots de catégorie 1 à 5. Depuis 25 ans, le nombre d’accidents reste stable, soit 10 à 12 accidents mortels par an. Mais selon Denis Ader, « la sécurité des chariots élévateurs peut encore être améliorée. Étant donné que la ceinture de sécurité est souvent non bouclée pour des raisons pratiques - avoir à descendre et remonter plusieurs fois du chariot lors de manutentions n’incite pas à mettre sa ceinture -, il faudrait mettre en place un dispositif de retenue supplémentaire. Une sorte de « cage de protection » qui empêche le conducteur d’être éjecté est ainsi à l’étude. »
Autre constat, en 10 ans, le nombre de CACES R389 (chariots élévateurs) passés a triplé : 600 000 en 2011 contre 200 000 en 2002. Denis Ader a par ailleurs indiqué que « la durée de validation du CACES était en train d’être renégociée. » Elle pourrait ainsi (sous réserves) passer de 5 ans à 3 ans.
Enfin, Fabien Durand, conseiller formation entreprise chez Promotrans, a rappelé que la formation CACES peut être financée soit par un plan de formation soit par une période de professionnalisation.

C. S.



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