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warning Sécurité routière — Septembre 2012

- Passages à niveau -
Halte aux accidents dus à la routine !


Lors de la Journée mondiale de sécurité routière aux passages à niveau qui s’est tenue le 7 juin, Réseau Ferré de France et l’Union internationale des chemins de fer, ont dressé un bilan de l’accidentologie et rappelé la politique de prévention menée en Europe.

« Le rail est sans contexte, avec l’aérien, le mode de transport le plus sûr, compte tenu notamment du nombre de victimes à déplorer au niveau mondial par rapport aux distances parcourues », a rappelé Jean-Pierre Loubinoux, directeur général de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), avant de déplorer les « 6 100 personnes environ dans le monde, principalement des usagers de la route ou des piétions [qui] perdent la vie aux passages à niveau ».

29 TUÉS EN 2011
En France, sur les 18 138 passages à niveau, près de 15 000 sont encore actifs. Et en 2011, on a dénombré 110 collisions qui ont coûté la vie à 29 personnes. Même si la tendance des collisions et de la mortalité aux passages à niveau est clairement à la baisse depuis 10 ans (passant de 238 à 110 collisions en 2011 et de 55 à 29 morts en 2011), l’UIC, Réseau Ferré de France (RFF), mais aussi l’État, continuent de mener des actions pour tenter de faire encore baisser les accidents.

AMÉNAGEMENT OU SUPPRESSION D’OUVRAGES
Le premier objectif consiste à supprimer les passages à niveau prioritaires en construisant un pont ou un souterrain lorsque cela est possible. Autre solution, supprimer purement et simplement les « petits » passages à niveau où le passage est faible en construisant une route de déviation sur un ouvrage déjà existant. Et évidemment ne pas créer de nouveaux passages à niveau. Pour les ouvrages déjà existants qui enregistrent de nombreux accidents, des études sont effectuées pour tenter d’aménager l’ouvrage et amener les usagers à changer leur comportement. On peut ainsi imaginer la construction d’un îlot séparateur de sens pour empêcher les passages en chicanes, des aménagements pour réduire la vitesse d’approche ou encore améliorer la visibilité en ajoutant un feu à diodes sur potence, etc.

LUTTER CONTRE LA ROUTINE ET LA BAISSE DE VIGILANCE
Le second volet d’actions porte sur la prévention. Il s’agit notamment de mener des campagnes pour rappeler les règles de bonne conduite à respecter via notamment la Journée mondiale de sécurité routière aux passages à niveau (voir affiche ci-dessus). François Pierson, président de la l’association La Prévention routière a notamment souligné que « 90% des accidents sont causés par la proximité ». En d’autres termes,
« les personnes qui utilisent fréquemment le passage à niveau ont tendance à baisser leur vigilance. Il y a, par exemple, les conducteurs qui connaissent les horaires par cœur, jusqu’au jour où les horaires changent… » D’où l’importance de rester vigilant au volant en toutes circonstances.
Enfin lorsque la prévention et l’aménagement de l’ouvrage ne sont pas suffisants, il reste la sanction. Ainsi le premier radar de franchissement de passage à niveau a été installé par la DSCR en 2010 à Lagny-le-Sec (Oise).

S. A.


Vous pouvez retrouver une animation conseil sur l’utilisation des passages à niveau sur le site www.preventionroutiere.asso.fr


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