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warning Sécurité routière — Avril 2012

- Deux-roues motorisé -
La FFMC fait des propositions pour améliorer la sécurité routière


Mieux prendre en compte les spécificités des deux-roues motorisés. Telle est l’idée directrice du document réalisé par la Fédération française des motards en colère à l’aube des élections présidentielles. Aperçu des nombreuses recommandations pour améliorer les conditions de déplacement à moto.

La Fédération française des motards en colère (FFMC) a dévoilé fin février son « Manifeste pour une meilleure sécurité routière des deux-roues motorisés »,
un document réalisé pour améliorer la prise en compte des usagers en deux-roues motorisés (2RM). Ce livret de 16 pages est « basé sur les trois décennies d’expérience de la FFMC en matière de sécurité routière et de prise en compte des spécificités de circulation des 2RM. »
Il détaille les recommandations de la FFMC pour améliorer les conditions de déplacements à moto en faveur d’un meilleur partage de la route.
Comme l’explique la FFMC, il s’agit « d’une véritable feuille de route d’une sécurité routière universelle, qui s’adresse à tous les conducteurs quels que soient leur véhicule, aux familles, aux éducateurs, aux aménageurs routiers, aux journalistes et aux responsables politiques. »

5 AXES PRIORITAIRES
Pour limiter les risques inhérents à la pratique du 2RM, la FFMC propose des solutions de bon sens, réparties selon 5 axes :

• le conducteur : sensibiliser les 2RM aux risques liés à leur propre vulnérabilité, que ce soit lors de la formation du conducteur ou en stage de post-formation. Il s’agit aussi d’intégrer un module 2RM dans la formation initiale des candidats au permis B, de développer le continuum éducatif et d’inciter les motards à s’équiper correctement en toutes circonstances (avantages financiers accordés parles assureurs, fiscalité allégée sur les équipements…).

• le véhicule : inciter les constructeurs à favoriser des modèles intégrant davantage de sécurité passive (dispositifs absorbeurs de chocs) et active (ABS déconnectable sur les motos pouvant évoluer hors goudron, feux antibrouillards à l’arrière…) ou encore envisager une signature lumineuse différenciant les autos et les 2RM (par exemple en utilisant les clignotants en allumage continu).

• l’environnement de circulation : intégrer systématiquement les 2RM dans la conception des infrastructures routières et urbaines. Seconde mesure phare : maintenir l’éclairage nocturne sur les voies rapides urbaines. Il s’agit aussi de revoir le Code de la route pour intégrer les spécificités des déplacements en 2RM, avec en premier lieu la reconnaissance officielle de la circulation en interfiles en cas d’embouteillages.

• l’environnement institutionnel et citoyen : mieux analyser les causes d’accidents et s’intéresser aux
« presque-accidents » (comprendre pourquoi l’accident a pu être évité), intégrer le 2RM aux enjeux de protection de l’environnement et mettre en exergue les avantages de l’éco-conduite…

• les sports et les loisirs : favoriser l’accès aux circuits de vitesse et de tout-terrain, soutenir les circuits à vocation sociale et éducative, reconnaître l’intérêt des loisirs
« verts »…

C. S.


 Pour télécharger le manifeste : http ://manifeste.ffmc.fr


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