Les prix de la société e-Printel auraient augmenté de 100% en 2012, pour certaines écoles de conduite. Le président du syndicat Unic évoque une forme de « racket ».Avec l’avènement du nouveau système d’information Faeton – normalement en janvier 2013 – les auto-écoles ne devraient plus passer par e-Printel pour l’attribution des places d’examen. Selon nos informations, l’inscription directe du candidat par voie informatique en préfecture ou en DDE devrait coûter une dizaine d’euros par an aux auto-écoles !
DE NOMBREUX TÉMOIGNAGESMais, pour l’heure, avant que le service ne soit géré par l’État, c’est toujours l’offre e-Printel qui est d’actualité. Certains établissements sont satisfaits des prestations offertes par l’organisme. D’autres auto-écoles le sont beaucoup moins, notamment en raison de l’absence de concurrence, même s’il reste possible de se voir attribuer des places par mail ou voie postale, en écrivant à l’administration.
Seulement, depuis le début de l’année, les tarifs ont augmenté dans des proportions jugées « incompréhensibles », selon Philippe Colombani, président de l’Unic. Il s’est emparé du problème après avoir reçu de nombreux témoignages de la profession. Un courrier a notamment été envoyé aux services de répression des fraudes et au délégué interministériel.
« Cette situation de monopole a conduit e-Printel à augmenter certains de ses tarifs de 100% entre 2011 et 2012, forçant les auto-écoles à céder à ce que j’appelle un racket », explique-t-il. Par ailleurs, des auto-écoles qui se seraient plaintes auprès de e-Printel n’auraient reçu aucune réponses de la part de la société…
COLLECTE DES COPIES DE FACTURATIONPhilippe Colombani est également en colère contre l’administration « Il est inacceptable de considérer qu’un prestataire de service mis en place par l’administration préfectorale puisse imposer des tarifs sans aucun rapport avec le service rendu », tonne-t-il. Le président de l’Unic enjoint tous les professionnels – adhérents ou non – à lui faire parvenir une copie de leurs factures pour monter le dossier le plus solide possible.
Philippe Colombani s’inquiète aussi des contrats qui viennent d’être signés par les auto-écoles. « Des établissements ont signé pour 2 ans, soit après janvier 2013. Que va-t-il advenir de ces contrats une fois que Faeton sera en place », s’interroge le président de syndicat. Réponse dans les prochaines semaines…
H. R.