Que ce soit auprès des clients, des partenaires ou… au cinéma, le réseau CER travaille sa notoriété. Le dernier congrès a aussi été l’occasion de faire le point sur toutes les activités annexes avant l’intervention, remarquée, du nouveau délégué interministériel à la sécurité routière.Plus de 200 adhérents et partenaires du réseau CER se sont réunis du 20 au 23 octobre derniers au centre des congrès de Lyon. À cette occasion, un nouveau partenariat a été signé dans le cadre du permis moto et post-permis moto avec AXA club 14. Un partenariat avec Michelin est également en cours de négociation. Les dirigeants du réseau ont aussi rappelé à leurs adhérents l’intérêt qu’ils avaient à travailler avec les partenaires officiels (Yamaha, Renault, Codes Rousseau et ENPC) même s’il ne s’agit pas d’une obligation ! « Ce qui nous différencie des autres réseaux, c’est que l’on essaie de convaincre nos adhérents du choix de nos partenaires, mais sans les y forcer », explique Patrick Crespo, président fraîchement réélu pour 3 ans.
LES CER À L’AFFICHE D’UN FILM !
Comme d’habitude, les délégués départementaux ont commencé à se réunir et à débattre sur le thème de la communication sur l’image CER. « Sans vouloir nous vanter, cette image est porteuse d’une bonne notoriété », a poursuivi Patrick Crespo. « Pour conserver cette popularité, il faut que le réseau continue à être irréprochable dans sa déontologie ». Une agence de communication partenaire du réseau est par ailleurs intervenue sur divers thèmes, comme le respect de la charte graphique ou pour prodiguer des conseils sur la maîtrise de l’outil facebook.
En point d’orgue, la bande annonce du film « Vents Contraires », long-métrage de Jalil Lespert mettant en scène l’acteur Benoît Magimel, dans le rôle d’un moniteur d’auto-école, a été projetée. Cette bande-annonce fait la part belle aux CER puisque la façade d’une auto-école du réseau y apparaît. « C’est sûr que c’est plaisant », explique Michel Malbert, ancien président du réseau. « La production nous a contacté pour nous demander si nous étions intéressés par un partenariat avec eux et nous avons bien évidemment accepté. »
UN EFFORT À FAIRE SUR LES ACTIVITÉS POIDS-LOURDLe comité d’administration a également insisté sur le déploiement de toutes les activités relatives au permis de conduire (post-permis, conduite économique, etc.) et a appelé à un effort conséquent sur le développement des activités relatives au permis poids lourd. « Nous souhaitons un véritable réseau groupe lourd à tous les niveaux », a martelé Didier Lecaudey, chef du service formation du réseau et élu au comité directeur. « Il y a une vraie volonté de maillage territorial pour toutes les activités », a ensuite ajouté Patrick Crespo. Par ailleurs, depuis 3 ans, les CER enregistrent une croissance légère et constante du nombre d’adhérents. « Les arrivées couvrent largement les sorties », complète le président. « Notre objectif reste d’augmenter notre présence sur tous les départements ».
JEAN-LUC NEVACHE EN « GUEST STAR »Des intervenants ont pu s’exprimer au travers de ce congrès, devant l’ensemble des adhérents CER, à l’image du poignant témoignage de l’association Marilou sur les dangers du cannabis au volant.
Puis, en invité d’honneur, le nouveau délégué interministériel à la sécurité routière, Jean-Luc Nevache, a fait une mise au point globale sur le permis. En préambule, il a rappelé l’action de l’administration, depuis 3 ans, qui a recruté 55 inspecteurs et débloqué 120 000 places supplémentaires. « La règle des départs du « 1 sur 2 » ne s’applique pas chez les inspecteurs », a-t-il rappelé. « Le 1er trimestre 2011 a enregistré une hausse de 5% d’examens par rapport à la même période en 2010 », a-t-il ajouté. Il a poursuivi en précisant que le taux de réussite à l’examen pratique augmentait de 1 point par mois et que la banque de questions rénovée du Code avait permis une augmentation de 5 points du taux de réussite.
Jean-Luc Nevache, qui « jouait » il est vrai à l’extérieur, a ensuite donné le sentiment de lâcher un peu de lest sur les inspecteurs. Sans jamais les « charger », il les a toutefois mis en face de leurs responsabilités en évoquant une réunion où les délégués du permis de conduire auraient manqué de « cohérence ». Ils auraient eu des avis divergents sur un examen pratique test, diffusé en vidéo.
Même s’il a minimisé les délais de passage du permis, en affirmant que la moyenne était de 72 jours, le délégué interministériel a rappelé l’objectif de 60 jours entre le 1er et le 2
ème examen pratique. Le fonctionnaire a enfin précisé que la situation dans les départements de l’Île de France, des Rhône-Alpes et de Paca « était particulièrement tendue » à
ce sujet.
H. R.