Vous consultez la version mobile. Accéder à la version complète du site →
← Retour à la liste
work Gestion & management — Novembre 2011

- Polémique - Des moniteurs en grand excès de vitesse


Les enseignants de la conduite défraient parfois la chronique avec des grands excès de vitesse, souvent plus médiatisés que les autres.

Un moniteur d’auto-école qui dépasse la vitesse autorisée de 70 km/h, cela fait toujours tâche ! Or, depuis le début de l’année, quelques enseignants de la conduite ont glissé dangereusement dans la rubrique des faits divers… À Valence (26) et Pont de Metz (80), deux  professionnels de l’auto-école se sont fait interpeller par la police pour des excès de vitesse supérieurs à 50 km/h.

À PARMAIN, L’ENSEIGNANT SERA RÉINTÉGRÉ
Dernier épisode en date, un enseignant de la conduite de 28 ans, qui s’était fait retirer le permis de conduire sur-le-champ pour avoir dépassé de 73 km/h la vitesse autorisée, dans le Val d’Oise, a été condamné à 6 mois de suspension de permis de conduire et 700 euros d’amende au mois d’octobre. La Tribune des Auto-Écoles est entrée en contact avec le gérant de l’établissement concerné pour recueillir sa réaction.
« Comme tout citoyen, cela arrive à un enseignant de faire des erreurs », explique le patron de cette école de Parmain (95), au sujet de son moniteur. « Il partait en soirée, et voulait rattraper des amis qui étaient devant lui ».
Pour le gérant, la sanction décrétée par le tribunal se suffit. Le moniteur réintégrera la structure à la fin de la suspension de son permis. Concrètement, il est extrêmement rare qu’une interdiction d’exercer le métier d’enseignant soit prononcée après ce type d’infraction. « On a un taux de réussite important sur le département, cela a joué en notre faveur », complète le gérant.

UNE PERTE DE CRÉDIBILITÉ
Philippe Colombani, président de l’Unic, considère que les moniteurs commettant des grands excès de vitesse n’ont plus vocation à rester dans la profession. « Lorsqu’un enseignant commet un grand excès de vitesse, c’est-à-dire qu’il dépasse de 50 km/h la vitesse autorisée, je me pose la question de sa crédibilité. » Le président du syndicat précise : « Attention, je ne dis pas qu’il faut une sanction à vie ! Mais il y a quand même certaines règles à respecter… Par exemple, je suis contre le permis blanc. Je pense que pendant sa sanction, le moniteur ne doit pas exercer sa profession. Les gendarmes arrêtent souvent des conducteurs en grand excès de vitesse… munis d’un permis blanc ! »

UNE MINORITÉ DE LA PROFESSION DÉFEND LES FAUTIFS
Sur la page Facebook de La Tribune des Auto-Écoles, les réactions suivent dans la majorité la position du président de l’Unic. Certains se scandalisent même que ce moniteur puisse retrouver sa place dans 6 mois, « comme si de rien n’était » ! Seule une minorité de la profession le défend… en s’en prenant aux policiers !
« Les flics roulent en permanence sans ceinture, on est vraiment tous égaux devant la loi », ironise ainsi un enseignant.

H. R.



FRANCE : LES GRANDS EXCÈS DE VITESSE EN NETTE AUGMENTATION
Au cours des sept premiers mois de l’année 2011, les grands excès de vitesse ont bondi de 11,21% en France, par rapport à la même période en 2010, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Les grands excès de vitesse correspondent à des infractions supérieures à 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée.


 



Dans le même thème

Congé supplémentaire de naissance - Ce qui a changé depuis le 1er juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, les jeunes parents peuvent bénéficier d’un nouveau congé supplémentaire de naissance. Prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ce dispositif accorde jusqu’à deux mois de congé indemnisé en complément des congés maternité, paternité ou d’adoption.
Contrôle fiscal :ce qu’il faut connaître pour y faire face sereinement
Contrôle fiscal, deux mots qui suffisent souvent à inquiéter les gérants d’auto-école. Pourtant il s’agit d’une opération courante et qui n’a pas lieu d’inquiéter dès lors que l’entreprise est rigoureuse dans sa gestion et ses déclarations.
Reprise après un arrêt de travail - Ce qui change pour les employeurs et les salariés
Le décret n° 2026-503 du 12 juin 2026 apporte plusieurs évolutions importantes concernant les visites de préreprise et de reprise des salariés en arrêt de travail. Ces nouvelles dispositions, applicables aux arrêts de travail prescrits à compter du 15 juin 2026, ont pour objectif de simplifier les démarches tout en favorisant un meilleur accompagnement des salariés avant leur retour dans l'entreprise.