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gavel Réglementation — Octobre 2011

Éthylotest antidémarrage - Soufflez pour démarrer !


Pour lutter contre la conduite en état alcoolique, l’une des principales causes d’accidents en France, le gouvernement a mis en place de nouvelles sanctions visant à responsabiliser les automobilistes. Désormais, un conducteur contrôlé en état d’ivresse au volant pourra être condamné à installer un éthylotest antidémarrage (EAD) sur son véhicule. Ce système consiste à souffler dans un appareil électronique qui mesure le taux d’alcoolisation. Si le conducteur a bu, la voiture refuse de démarrer automatiquement. L’éthylotest doit être homologué et installé par un installateur agréé. Le coût de la pose est à la charge du conducteur. Ce dernier se voit remettre un certificat à la place de son permis de conduire précisant qu’il ne peut prendre le volant d’un véhicule non équipé d’un éthylotest antidémarrage et qu’il doit conserver pendant toute la durée de la condamnation. En cas de contrôle, il devra présenter ce certificat aux forces de l’ordre.

1 500 EUROS D’AMENDE POUR UTILISATION FRAUDULEUSE !
En cas d’utilisation frauduleuse de l’éthylotest, comme faire souffler une tiers personne n’ayant pas bu une goutte d’alcool, par exemple, ou la détérioration du matériel, le conducteur s’expose à une amende de 1 500 euros. À noter que le complice encourt la même condamnation.

DES ASSOCIATIONS SUR L’EXPECTATIVE
L’association La Prévention Routière se félicite de la parution de ce décret. Elle pointe même le double intérêt de l’éthylotest antidémarrage qui permet  « de réduire le taux de récidive constaté chez les participants en comparaison avec les conducteurs ayant fait l’objet de sanctions classiques et d’offrir la possibilité aux participants de sauvegarder leur insertion professionnelle et sociale par le caractère court de la suspension initiale du permis de conduire ». Pour autant, elle regrette que « le décret n’évoque pas la mise en place d’un programme de contrôle et d’accompagnement, qui sera laissé à l’appréciation des juridictions locales ». Pour sa part, l’association 40 millions d’automobilistes se réjouit également « de ce premier pas dans la lutte contre l’alcool au volant ». Mais elle s’inquiète du fait que « la mesure n’est à ce jour toujours pas applicable en l’état. De nouveaux décrets doivent être en effet publiés pour définir le type d’éthylotest concerné et préciser les professionnels habilités à installer et vérifier le dispositif ». Enfin, 40 millions d’automobilistes déplore que pour le moment aucun éthylotest antidémarrage ne soit adapté aux deux-roues, alors qu’en « l’état actuel des textes, l’installation d’un éthylotest anti-démarrage peut-être imposée sur tous les types de véhicules ».

S. A.



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