← Retour à la liste
newspaper Revue de presse — Septembre 2011

Une enseignante d’auto-école « nouvelle génération »


L’article du site Internet Durable dresse un portrait d’une jeune monitrice d’auto-école. « Tous les chemins mènent à l’auto-école. Scolarité normale : bac S, suivi d’une classe prépa pour rentrer dans les grandes écoles », introduit le journal. Seule problème, explique Sara, « j’étais douée, mais c’était pas vraiment mon truc ».  Du coup, la jeune femme se lance dans des petits boulots, de femme de ménage à baby-sitter. Le tournant intervient lorsque sa monitrice d’auto-école la pousse à tenter le Bepecaser. « Je me suis dit pourquoi pas, mais j’ai passé l’examen sans grande conviction », explique-t-elle. Elle réussit brillamment l’examen mais c’est sa rencontre avec l’examinateur qui va réellement la lancer dans le métier. « Il m’a donné envie d’être monitrice. Il m’a raconté son parcours de moniteur sur Paris, difficile mais marrant. » Mais, attention, son examinateur ne lui a rien caché. « Il faut aimer apprendre et pas juste voir l’aspect financier du métier », explique-t-elle. Une fois enseignante, Sara prend de plein fouet certaines réalités. Elle enchaîne les CDD en auto-écoles, en travaillant notamment pour des missions locales qui proposent des permis aux personnes au chômage. Elle se rend même au Bénin pour partager les notions de sécurité routière avec la population locale. Finalement, un peu las de toutes ces expériences, elle décide de se sédentariser dans une auto-école. « Dans chaque travail que je fais, j’aime qu’il y ait une dimension humaine. J’ai envie que mon boulot ait un sens. » Souvent, elle endosse le rôle de « récupératrice » d’élèves qui quittent leurs moniteurs. Sara est désormais une monitrice d’auto-école d’expérience. « Je transmets des connaissances, mais la personne ne doit pas être d’accord avec moi, juste parce qu’elle m’aime bien ! ». La jeune enseignante a tendance à culpabiliser lorsque son élève rate l’examen. « Tu te remets en question parce que tu ne comprends pas, forcément, pourquoi ça ne fonctionne pas ». À l’image de cette jeune génération, fan des réseaux sociaux sur Internet, Sara met à profit Facebook dans le cadre de sa profession. « Des anciens élèves viennent me voir sur Facebook pour me dire qu’ils ont pensé à moi en faisant ça ou que ma voix résonne constamment dans leur tête ! »

Durable, le 13 mai 2011



Dans le même thème

Lucas Maës : agé de 20 ans, il serait le plus jeune enseignant de la conduite !
L’auto-école du lycée à Chaumont en Haute-Marne a recruté en décembre 2021 le plus jeune enseignant de la conduite de France. Âgé de 20 ans, Lucas Maës s’est tourné vers ce métier un peu par hasard. Un choix qu’il ne regrette absolument pas. Loin de là puisqu’il envisage de devenir enseignant moto.
Diane Leyre, Miss France 2022 : « Le permis de conduire, c’est l’accès à l’indépendance ! »
Parisienne hyperactive, Diane Leyre élue Miss France 2022 en décembre 2021, surfe avec un emploi du temps de ministre. Elle vient cependant de décrocher son permis de conduire et incite les jeunes comme les moins jeunes à être vigilant sur la route.
Nomination : Florence Guillaume, nouvelle déléguée interministérielle
Par le décret du 7 septembre 2022 paru au Journal Officiel du 8 septembre 2022, Florence Guillaume a été nommée déléguée interministérielle à la Sécurité routière.