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gavel Réglementation — Septembre 2011

Avertisseurs de radars - Ils ne signaleront plus que les zones dangereuses


Ne les appelez plus « avertisseurs de radars », mais « outils d’aide à la conduite » ! Détail des nouvelles règles d’utilisation de ces appareils.

Chacun se souvient d’une des mesures choc prises lors du CISR du 11 mai dernier : l’interdiction des avertisseurs de radars. Cette mesure avait entraîné la mobilisation des fabricants de ce type de produit, qui s’étaient regroupés sous la bannière de l’AFFTAC (Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologie d’aide à la conduite). À la suite de cette mobilisation, une réunion entre l’AFFTAC et le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, avait abouti en mai à un compromis : les produits des fabricants ne pourront plus avertir de la présence de radars mais signaleront uniquement les « zones dangereuses », sans que les automobilistes puissent savoir si un radar s’y trouve ou non. Afin de coucher noir sur blanc la nouvelle réglementation, Claude Guéant et les représentants de l’AFFTAC ont signé le 28 juillet un protocole d’accord relatif aux « outils d’aide à la conduite », nouveau nom des avertisseurs de radars.

CE QUI SERA SIGNALÉ
Les membres de l’AFFTAC (Coyote, Inforad, Wikango, Avertinoo, Eklaireur, Takara, Eco&Logic) se sont engagés à ne plus indiquer la localisation précise des radars fixes ou mobiles, ainsi que celle des contrôles routiers opérés par les forces de l’ordre. Ils signaleront désormais les « sections de voies dangereuses » ainsi que les « points de danger précis ». Les sections de voies dangereuses représentent des sections de voie d’au moins 4 km sur le réseau autoroutier, d’au moins 2 km hors agglomération et d’au moins 300 mètres en agglomération. Il s’agit soit de sections de voies accidentogènes, identifiées par les services de l’État, soit de sections de voies de fort trafic, soit de sections de voies signalées par les utilisateurs d’appareil. Pour leur part, les points de danger précis peuvent être un obstacle au trafic (passage à niveau, chaussée rétrécie, voie de tramway), un passage dangereux (pont, tunnel, forte pente, virage dangereux), des endroits où se concentrent des publics fragiles (écoles, colonies de vacances, hôpitaux…). Ou bien encore des sources de danger temporaire (travaux, obstacles imprévisibles liés à une perte de chargement ou à un animal, chaussée glissante ou rétrécie, accidents, embouteillages…). Par ailleurs, tous les appareils techniquement compatibles diffuseront dès à présent des messages de prévention routière (faites vérifier vos pneus, respectez les distances de sécurité, etc.). De plus, dans un délai de 4 mois après la signature du protocole, les fabricants se sont engagés à ne plus diffuser des produits non conformes, et dans un délai de 6 mois, toutes les modifications demandées devront avoir été mises en œuvre. Enfin, ces mesures concernent aussi bien les produits neufs que ceux déjà en circulation, qui nécessiteront une mise à jour.

L’AFFTAC SATISFAITE
Le président de l’association, Loic Rattier, s’est déclaré « entièrement satisfait par cet accord. Nos produits ne signaleront plus les radars, mais les sections de voies dangereuses. Un point important est que l’utilité du principe communautaire de nos appareils est aujourd’hui reconnue comme un élément clef de la sécurité routière ».

C. S.



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