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edit_note Examens — Mars 2011

Les résultats de l’enquête se font attendre…


Vers la mi-2010, Claude Liebermann, président du CSER, a été chargé par Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière, d’évaluer le véritable « stock » de dossiers d’élèves en attente dans les auto-écoles, dans l’optique de solutionner le manque de places d’examens. En septembre 2010, un questionnaire devait être envoyé aux auto-écoles, mais a été repoussé au vu de sa complexité. Une nouvelle enquête a été lancée par le ministère des Transports en janvier 2011, avec l’envoi d’un questionnaire aux établissements de 8 départements (Gard, Indre, Lot-et-Garonne, Rhône, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Somme, Yonne). Les écoles de conduite avaient jusqu’à fin janvier pour le retourner. La date à laquelle les résultats de cette enquête seront communiqués n’est toujours pas fixée. En effet, comme l’explique Claude Liebermann, « plusieurs éléments nous ont retardés. En premier lieu le transfert de la sécurité routière vers le ministère de l’Intérieur nous a obligés à revalider un certain nombre de points. D’autre part, il a fallu mettre en place des enquêtes complémentaires afin de confirmer un certain nombre d’indications sur les délais. Quant à l’enquête réalisée dans les auto-écoles elles-mêmes, nous sommes en pleine exploitation des résultats et nous efforçons d’aboutir à des données vérifiées et validées. »

LES SYNDICATS RESTENT DUBITATIFS
Sur leurs sites Internet respectifs, les syndicats d’exploitants n’ont pas été avares en commentaires sur cette enquête. Le CNPA regrette « ne pas avoir été associé à ce travail ni même consulté. Cela a conduit à un questionnaire d’une lourdeur incroyable, à renseigner dans des délais impossibles à tenir. » Le syndicat ajoute que « l’intérêt des écoles de conduite est certainement de répondre à ce questionnaire – en principe destiné à conforter les estimations de l’administration – faute de quoi, on leur objectera de se désintéresser de ce qu’elles considèrent être leur problème numéro 1. » Pour sa part, l’Unic s’interroge. « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les exploitants vont-il compter ? Là est la question, car le travail demandé est particulièrement fastidieux et long. » Et de conclure par une devise digne des Shadoks : « Il vaut mieux compter même si l’on ne trouve rien que risquer de trouver quelque chose en ne comptant pas. » Quant à l’Unidec, elle regrette aussi le manque de concertation sur le sujet et se demande « ce que cherchent les enquêteurs. La confirmation que les places d’examen sont toujours en nombre insuffisant ? Que faute de régler le problème sur le fond, c’est à dire durablement (…), le maintien et le développement des places supplémentaires est la moindre des solutions ? Et puis, pendant qu’ils cherchent ce qu’ils ne veulent surtout pas trouver, le temps passe… ! »

C. S.



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