En juillet dernier, la Commission européenne a présenté ses objectifs pour la mise en place d’une politique européenne sur la sécurité routière de 2011 à 2020. Synthèse.« En dépit des progrès appréciables enregistrés [en matière de sécurité routière sur la période 2001-2010], les efforts doivent être poursuivis et même renforcés », estime le rapport de la commission européenne. Rappelons qu’en 2009, ce sont plus de 35 000 personnes qui ont trouvé la mort sur le réseau routier de l’Union européenne et près de 1 500 000 ont été blessées. Ce qui représenterait, toujours selon ce rapport, un coût de 130 milliards d’euros pour la société.
TROIS AXES D’ACTIONS PRIORITAIRESAinsi pour la décennie à venir, la Commission considère que trois actions sont à entreprendre en priorité :
- Établir un cadre de coopération structuré et cohérent, s’inspirant des meilleures pratiques observées dans les États membres, conditions indispensables à la mise en œuvre efficace des orientations politiques pour la sécurité routière de 2011 à 2020 ;
- Élaborer une stratégie pour les soins aux blessés et les premiers secours, afin de répondre d’urgence au besoin grandissant de réduire le nombre de lésions dues aux accidents de la route ;
- Améliorer la sécurité des usagers vulnérables, et notamment des motocyclistes, pour lesquels les statistiques d’accidents sont particulièrement préoccupantes.
SEPT OBJECTIFS CONCRETSPour mettre en oeuvre ses trois axes d’actions, la Commission a fixé sept objectifs concrets :
- Améliorer l’éducation et la formation des usagers de la route ;
- Améliorer le contrôle de l’application de la réglementation ;
- Rendre les infrastructures routières plus sûres ;
- Rendre les véhicules plus sûrs ;
- Promouvoir l’utilisation de la technologie moderne pour améliorer la sécurité routière ;
- Améliorer les services d’urgence et la prise en charge ultérieure des blessés ;
- Protéger les usagers vulnérables.
S. A.
Comment améliorer la formation des usagers de la route ?
Pour la Commission européenne, « la formation des conducteurs demeure trop fragmentée et trop spécialisée ». Il faut envisager une approche plus large et notamment mettre en place un « continuum pédagogique tout au long de la vie ». Cependant, « il convient d’encourager les méthodes interactives et l’acquisition de l’autonomie tout en tenant dûment compte de la nécessité de maintenir le coût du permis à un niveau raisonnable ».
La Commission encourage donc le principe de la conduite accompagnée et va se pencher sur la mise en place et l’harmonisation d’exigences minimales « pour les personnes participant au processus d’apprentissage, telles que les accompagnants et les moniteurs ». Concernant l’examen du permis, la Commission estime qu’il ne doit pas se limiter à tester les connaissances du candidat portant sur le Code et la capacité à effectuer des manœuvres, mais également évaluer ses valeurs et comportements liés à la sécurité routière (conscience des risques, éco-conduite…). Enfin, la Commission va étudier la possibilité de mettre en place des formations post-permis obligatoires. On notera que les orientations de la Commission vont dans le sens de la politique française actuelle en matière de formation à la conduite.
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