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flag Mouvements sociaux — Mars 2007

-Reims-
Les inspecteurs cessent les examens sur le centre poids lourd


Dénonçant les problèmes d’insalubrité de la piste d’examen poids lourd de Reims, les inspecteurs ont arrêté d’y travailler depuis le 19 février dernier, à l’appel de la CFDT.

Les inspecteurs de la Marne ont cessé les examens poids lourd (PL) sur le centre d’examen de Reims le 19 février dernier, à l’appel de la CFDT Inspecteurs. Ils refusent de continuer de travailler sur ce centre qu’ils considèrent insalubre : « Il est hors de question de retourner sur la piste de Reims », martèle Olivier Debliquis, responsable national de la CFDT Inspecteurs, qui pointe la présence « de bouteilles et de flaques d’urine sur le sol », créant « une odeur pestilentielle » sur place.

UN RAPPORT SUR LES PROBLÈMES D’HYGIÈNE
Un rapport du comité hygiène et sécurité de la Direction départementale de l’Équipement (DDE) de la Marne, réalisé le 19 juin 2005, avait déjà décrit les problèmes que présentait le centre d’examen : « Le visiteur est frappé par l’odeur pestilentielle d’urine qui règne sur le parking des Douanes et sur l’aire d’examen en particulier. Cette odeur est due aux nombreux « soulagements » aux pieds des camions, mais également au nombre important de bouteilles plastiques remplies d’urine qui sont abandonnées aux pieds des mêmes camions. Ces bouteilles sont notamment écrasées par les nombreux passages de PL accentuant encore l’odeur pestilentielle et ce, malgré le passage des services de voirie de la ville de Reims ».

AUCUNE SOLUTION DE REMPLACEMENT TROUVÉE
Depuis fin 2006, les inspecteurs demandent à la DDE de leur trouver un autre lieu de centre d’examen (voir La Tribune des Auto-Écoles n° 123 p. 6 et 124 p. 9). Aucune solution acceptable aux yeux de la CFDT n’ayant été trouvée, le syndicat a donc envoyé mi-février un préavis d’arrêt de travail à la DDE et à la préfecture. Le soir du 19 février, les inspecteurs ont été reçus par la DDE. « Pour trouver une solution dans l’immédiat, ils ont proposé que nous effectuions les examens poids lourd sur le centre d’examen de Chalons-sur-Marne. Nous avons accepté », relate Olivier Debliquis. Au cours des jours suivants, la situation est restée au statu quo. À l’heure où nous mettons sous presse, tous les examens s’effectuaient donc sur Chalons et aucune solution de remplacement n’avait été trouvée pour Reims…

Bérengère Huvey



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