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flag Mouvements sociaux — Mars 2006

-Clermont-Ferrand-
Places d’examen : les auto-écoles en colère


Pour dénoncer le cruel manque de places d’examens, les auto-écoles ont manifesté au centre d’examen de Gandaillat (Puy-de-Dôme). Des discussions avec la préfecture sont en cours.

Protestant contre l’engorgement du nombre de places d’examen, une trentaine de responsables d’auto-écoles de la région de Clermont-Ferrand, membres du Groupement des Auto-Écoles (association créée en 2000 regroupant divers établissements) ont investi le 16 février dernier le centre d’examen de Gandaillat, près de Clermont-Ferrand. Selon Denis Dasneves, l’un des gérants présents, « il y a actuellement beaucoup trop d’attente pour que nos élèves puissent accéder aux examens ».

REVENDICATIONS DANS L’URGENCE
Les manifestants ont réclamé davantage d’inspecteurs, pour pouvoir présenter ou représenter les élèves dans des délais raisonnables (1 à 2 mois au maximum). Autre revendication : revenir temporairement à l’examen pratique de 20 minutes afin de parer au manque actuel de personnel. « Nous demandons également qu’on nous attribue les places d’examen le 15 du mois (et non le 20) pour le mois suivant, poursuit Denis Dasneves. Pour les places supplémentaires, dont nous dépendons de plus en plus, nous souhaiterions qu’elles soient attribuées le plus tôt possible, et non le mercredi soir pour le lundi suivant. Enfin, il serait souhaitable de prolonger la validité de l’épreuve théorique ». Ces responsables d’auto-écoles ont, en janvier 2006, fait part de ces revendications au préfet. N’ayant pas obtenu de réponse, ils ont ainsi décidé de manifester devant le centre d’examen et ont demandé à être reçu par le délégué départemental de la sécurité routière. Mais un deuxième rendez-vous, fin février, cette fois avec le préfet, a été nécessaire. « La préfecture a promis de faire un effort pour que la situation se décante. Elle compte nous communiquer les dates de place plus tôt. Elle a également proposé que la répartition des places à destination des pompiers et des organismes professionnels qui font passer des permis lourds – qui disposent de nombreuses places qu’ils n’utilisent pas – soit mieux gérée ». En contrepartie, la préfecture a demandé aux auto-écoles d’améliorer leurs résultats. Pour Denis Dasneves, le bilan est mitigé : « Les coefficients d’attribution de places d’examen, toujours bas, ne permettront pas de faire passer tous les candidats. Et je ne pense pas que l’on obtiendra ne serait-ce qu’un inspecteur en plus ».

C. S.



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