← Retour à la liste
query_stats Études et statistiques — Mai 2010

-Baromètre Axa Prévention-
Insécurité élevée en ville, somnolence au volant minimisée


Pour la sixième année consécutive, Axa Prévention a réalisé un sondage* auprès des conducteurs français pour étudier l’évolution de leurs comportements sur la route. Analyse des résultats.

Les Français conduisent toujours aussi dangereusement en ville, où l’insécurité grandit, et minimisent les effets de la fatigue au volant, sans avoir véritablement conscience des risques encourus en cas de somnolence. Tels sont les deux enseignements majeurs qui ressortent du 6e baromètre Axa Prévention, qui constate également que 42 % des conducteurs n’ont pas changé leur comportement depuis l’an dernier (35 % en 2009).

VILLE : TOUJOURS DES COMPORTEMENTS À RISQUE
C’est en ville que les automobilistes commettent le plus grand nombre d’infractions. Un constat paradoxal puisqu’ils en reconnaissent la dangerosité, mais transgressent le Code de la route en toute connaissance de cause.
Les Français sont plus nombreux à déclarer qu’il est dangereux de doubler ou de tourner sans mettre son clignotant (83 %, contre 77 % en 2009). Cependant, ils sont 50 % à le faire (contre 53 % en 2009). Autre exemple, 60 % des automobilistes (56 % en 2009) estiment qu’il est dangereux de ne pas  s’arrêter à un feu orange. Mais 75 % (85 % à Paris) n’hésitent pourtant pas adopter ce comportement !
Comme l’an passé, rouler à 65 km/h en ville est jugé dangereux par 70 % des conducteurs. Mais dans la pratique, un automobiliste sur deux commet cette infraction (48 % en 2009). Rappelons qu’à 50 km/h, il faut 26,2 m pour s’arrêter sur route sèche et 38,5 m sur route mouillée. Conduire en ville n’est pas facile : seulement 33 % des Français s’y sentent en sécurité.

LA FATIGUE AU VOLANT SOUS-ESTIMÉE
Si 87 % des automobilistes estiment qu’il est dangereux de conduire en état de fatigue, ils sont pourtant 45 % à le faire (et même 57 % chez les moins de 35 ans). L’importance des pauses est ignorée par 33 % des conducteurs, qui conduisent sans s’arrêter pendant 4 ou 5 heures d’affilée, malgré le risque réel de somnolence, pouvant entraîner une baisse de la vigilance. Seulement 19 % des Français considèrent qu’il est dangereux de conduire la nuit – le moment où la conduite comporte le plus de risques de somnolence – pour un long trajet.
Et 58 % n’hésitent pas à conduire de nuit (entre 22 h et 5 h du matin) pour un long trajet. Les hommes sont les plus nombreux à prendre le volant la nuit (70 %), alors que c’est le cas pour seulement 46 % des femmes. Les 25-34 ans sont les plus nombreux à conduire la nuit (59 %), contrairement aux seniors (31 %).
Enfin, on notera que le nombre d’automobilistes qui estiment que les autres sont de bons conducteurs est en diminution assez nette : 59 %, contre 65 % en 2009. Sur les routes, la confiance est loin de régner !

C. S.

* Enquête réalisée par téléphone en février 2010 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 000 personnes.
[voir tableau en pdf]


Dans le même thème

Comment l’incompatibilité médicale à la conduite est-elle gérée en France ?
Contrairement à d’autres pays européens, une visite médicale n’est pas nécessaire pour conserver son permis de conduire en France. Une telle consultation est néanmoins obligatoire si un usager souffre de certaines maladies.
Groupe Léger : Toujours plus de candidats examinés à l’examen pratique !
Si le nombre de présentations à l’examen pratique de la catégorie B a encore augmenté par rapport
à 2020 et 2021, le taux de réussite continue de baisser.
Examens théoriques : Le nombre d’examens est en diminution
Après des années de hausse continue du nombre d’examens théoriques passés annuellement depuis la privatisation, le nombre total des épreuves théoriques générale et moto enregistre une baisse significative.