Les 3e journées nationales de la moto et du scooter étaient principalement axées sur les nouveautés des constructeurs et sur les équipements de sécurité. Elles ont accueilli 3 210 visiteurs, soit 1 000 de plus que l’an passé.Les conducteurs de deux-roues motorisés représentent 2 % du trafic, mais 28 % des personnes tuées. Avec l’objectif de faire baisser leur accidentalité, Axa Prévention et l’association Club 14 organisaient, les 24 et 25 avril dernier, la 3e édition des Journées nationales de la moto et du scooter sur l’autodrome de Linas-Montlhéry (Essonne). Lancées en 2008, ces journées constituent « une vitrine pour la sécurité, le respect de l’environnement et la citoyenneté en deux-roues. »
Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière, a inauguré l’événement le 24 avril, accompagnée de Françoise Hardy, responsable sécurité routière à la préfecture de police de Paris, Serge Morelli, président de Club 14, Éric Lemaire, président d’Axa Prévention, et Jacques Bolle, président de la Fédération française de motocyclisme. Concernant la proposition émise par le Club 14 et Axa Prévention « d’accepter définitivement la circulation des motos entre les files sous certaines conditions (faible différentiel de vitesse entre le motard et le flot des automobilistes sur une ligne identifiée pour éviter les changements de file) », Michèle Merli a estimé que « c’est un sujet très urbain qui ne concernerait qu’environ 20 grandes villes. Il faut trouver une solution qui garantisse la sécurité de tous les usagers, deux-roues comme automobilistes. »
DÉCOUVRIR ET TESTER LES NOUVEAUX MODÈLESDurant ces journées, les principaux acteurs du secteur des deux-roues motorisées (constructeurs, importateurs, équipementiers, représentants d’associations d’usagers) ont présenté leurs dernières nouveautés, les visiteurs ayant pu tester dans les meilleures conditions de sécurité tous les types de véhicules présentés sur plusieurs pistes dédiées (125 cm3 et scooters électriques, motos et scooters de plus de 125 cm3, tout-terrain électrique). Ils ont également pu assister à des démonstrations pédagogiques, notamment de radars embarqués de la gendarmerie, de l’anti-patinage de la Kawasaki GTR 400 permettant d’éviter le patinage de la roue arrière à l’accélération sur une surface glissante et du gilet airbag moto du fabricant Bering. Ce gilet ne nécessite pas d’attache filaire comme sur les modèles existants mais utilise des ondes radio, autorisant un temps entre impact et gonflage finalisé de 80 ms, soit avant même que le motard ne soit éjecté de la moto.
Les visiteurs ont également pu tester le simulateur Faros EF-Scoot pour la prévention des risques à moto et à scooter (50 à 125 cm3). Dans le cadre de l’obtention du BSR, ce simulateur dispose d’une ergonomie simplifiée et permet une mise en situation réaliste du conducteur. Enfin, des dons du sang étaient organisés par l’Établissement français du sang.
C. S.