La Sécurité routière met en avant la conduite accompagnée dès 15 ans, afin de susciter plus d’intérêt pour ce cursus d’apprentissage qui malgré ses multiples avantages, séduit peu les futurs apprenants.
En 2025, seuls 15,60% des jeunes ont opté pour la conduite accompagnée. Pourtant le taux de réussite est supérieur à celui obtenu en filière classique (76,30% contre 59,90% en 2025). Et, selon les assureurs, les conducteurs novices ayant suivi l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) ont moins d’accidents de la route que les autres jeunes conducteurs. Selon Michèle Lugrand, adjointe à la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, si la DSR reconnaît le modèle vertueux de l’AAC, elle constate effectivement une érosion des inscriptions pour cette filière. Une baisse qui s’est accentuée avec l’entrée en vigueur en janvier 2024 de l’accès au permis de conduire à 17 ans.
Lever le frein de la relation parent/enfant
Afin de promouvoir ce cursus, la Sécurité routière a donc lancé, mi-septembre et pour une durée d’un mois, « une campagne de mobilisation pour parler des vertus de la conduite accompagnée dont le frein principal est – avant le coût de cette formation – la relation parent/enfant », affirme Michèle Lugrand. Dans une courte vidéo, on voit un jeune au volant qui s’inquiète du jugement de son père-accompagnateur car celui ne dit rien. Le jeune conducteur interprète le silence de son père comme un jugement négatif, alors que ce dernier est en réalité impressionné par ses progrès et ne sais pas forcément comment l’exprimer. La vidéo se termine par ce slogan : « Conduite accompagnée : 15 ans, c’est le bon moment ! ».