À San Francisco, la California Public Utilities Commission (CPUC) a accordé, début juin, une licence à Cruise (filiale de General Motors) pour lui permettre de déployer une flotte de trente taxi-robots pour transporter des clients. Ces véhicules (des Chevrolet Bolt électriques) entièrement autonomes ne comporteront aucun conducteur, mais seront soumis à des règles précises : la vitesse maximale est fixée à 30 miles (un peu plus de 48 km/h) et les trajets doivent avoir lieu entre 22 heures et 6 heures du matin, sous réserve de conditions météorologiques favorables, à savoir sans brouillard et sans pluie intente. Par ailleurs, les rues du centre-ville les plus chargées en trafic seront interdites d’accès à ces taxi-robots.
Waymo, un concurrent de Cruise et filiale d’Alphabet, la maison mère de Google, propose déjà un service payant de ce type depuis 2018, à Phoenix dans l’Arizona. Arrivé à San Francisco en 2021, ses taxi-robots sont autonomes, mais ils comportent tout de même un chauffeur à bord prêt à intervenir en cas de problème. De son côté, Elon Musk, le patron de Tesla, affirme pouvoir bientôt fournir également un service de taxis entièrement autonomes, mais plusieurs accidents impliquant ses véhicules autonomes ont déclenché des commissions d’enquête et douché ses ambitions.