Avant la reprise du pouvoir par les Talibans, les Afghanes avaient le droit de passer le permis et de conduire un véhicule. Comme le racontait le magazine Grazia dans un reportage datant de novembre 2019, quelques-unes (quatre) étaient même devenues taxi à Kaboul et proposaient un service réservé aux femmes pour éviter qu’elles ne soient importunées par des chauffeurs masculins. Certes, il fallait à ces femmes un certain courage pour affronter les insultes régulières des hommes au feu rouge ou les queues de poissons des autres conducteurs, mais il était tout de même possible pour une femme de prendre le volant. Une liberté qui pourrait bientôt devenir un lointain souvenir. En effet, en février dernier, les autorités locales de la ville de Hérat (ville qui était pourtant considérée comme l’une des plus progressistes du pays) ont donné l’ordre de ne plus dispenser de cours de conduite et de ne plus délivrer de permis de conduire aux femmes. Pour l’heure, cette interdiction ne concerne que la ville de Hérat. Le gouvernement central de Kaboul ne s’est pas prononcé sur le sujet. De même que l’interdiction de conduire n’a pas été clairement proclamée, mais il est à craindre que cela devienne un nouveau pas vers la limitation des libertés des Afghanes.