Lors du CISR du 13 janvier dernier, le Premier ministre, François Fillon, a présenté les chiffres provisoires de l’accidentologie en 2008. Un bilan encourageant.Pour la septième année consécutive, le nombre de tués sur les routes est en diminution. En effet, 4 274 personnes sont décédées en 2008, contre 4 620 en 2007, soit une baisse de 7,5 %. Par ailleurs, le nombre de blessés est passé pour la première fois sous la barre des 100 000 personnes, puisque l’on a comptabilisé l’année dernière 91 669 victimes contre 103 201 en 2007. Rappelons qu’en 1991, on dénombrait plus de 200 000. Enfin, le nombre d’accidents est également en diminution de 9,7 % en 2008, avec 73 390 cas déclarés contre 81 272 en 2007.
Si ces chiffres sont encore provisoires, ils sont incontestablement très encourageants. Même si, comme l’a reconnu le Premier ministre : « ces bons résultats sont dus bien évidemment à un réel ralentissement du trafic, qu’on ne peut pas nier, qui est lié en particulier au renchérissement pendant une période de l’année 2008 du prix des carburants, mais aussi à une forte baisse des vitesses moyennes qui se vérifient année après année ».
LES JEUNES, PRINCIPALES VICTIMESPour autant, ce bilan positif est à pondérer.
Premier constat : les comportements en matière d’alcool au volant ne changent pas. Comme en 2007, 5,5 % des conducteurs mis en cause dans un accident présentaient un taux d’alcoolémie illégal. Et dans les accidents mortels, ce chiffre atteint 16,3 %.
Deusio : les jeunes restent les principales victimes de la route. Pire, l’année 2008 a été plus meurtrière que 2007 pour la tranche d’âge des 18-24 ans, avec respectivement 23,4 % de tués contre 21,2 % pour l’année précédente.
Enfin, la baisse de la mortalité ne concerne pas toutes les catégories d’usagers. Si l’on peut se réjouir de la diminution de 13,6 % de la mortalité chez les piétons et de 4,9 % chez les personnes se déplaçant en véhicule de tourisme, on déplore une hausse des tués de 3,8 % pour les cyclistes et de 9,9 % pour les conducteurs et passagers de poids lourds. Il est vrai que le nombre de personnes utilisant un vélo pour se déplacer est en augmentation et que le trafic des poids lourds n’a pas chuté en 2008, contrairement celui des véhicules particuliers.
S. A.