Suite à des discussions entre les auto-écoles malgaches et le ministère des Transports du tourisme et de la météorologie, il a été décidé de réglementer les tarifs des formations à la conduite. Ainsi, depuis le 1er février 2020, les frais de formation ont été fixé à 24 euros pour la moto, à 40 euros pour le permis B et à 36 euros pour les permis de la catégorie poids-lourd. Si ces tarifs nous semblent dérisoires, ils sont bien évidemment à mettre en perspective avec le très faible niveau de vie à Madagascar. Mais, ils sont également le reflet du cursus souvent extrêmement succinct. En témoigne un jeune conducteur dans les colonnes de L’Express de Madagascar : « Je n’ai fait que huit cours de conduite de quinze minutes, au lieu de quinze. Malgré cela, j’ai pu réussir l’examen de conduite. L’épreuve a été très facile. On roulait très doucement. On m’a demandé un simple démarrage en côte ». Résultat : le jeune conducteur affirme qu’il a encore bien du mal à passer les vitesses, bien qu’il ait obtenu son permis de conduire. Le gouvernement malgache reconnaît que la qualité de la formation à la conduite est insuffisante. Sans parler des véhicules utilisés souvent en très mauvais état. C’est pourquoi, le gouvernement compte bien entamer une réforme pour élever le niveau. D’autant que depuis le 1er avril 2020, la France a décidé de ne plus échanger le permis malgache car il ne répond pas aux critères européens. Officiellement, la France avance un problème technique, mais il semble que ce soit surtout le niveau de formation qui est en cause.