Depuis le 1er avril 2020, la France n’échange plus les permis de conduire malgaches car ils ne répondent pas aux critères européens.
Début février 2020, l’ambassade de France a publié un communiqué pour avertir que les permis de conduire malgaches ne seraient plus échangés contre des permis français aussi facilement. Ainsi, elle explique que « tant que les permis de conduire délivrés sont accompagnés d’une traduction en français ou d’un permis international pour une durée de un an à compter de l’établissement en France du titulaire, ils resteront reconnus en France ». Passé ce délai d’un an, tout détenteur d’un permis malgache, s’il reste sur le sol français, devra repasser l’examen en France pour obtenir un permis de conduire français valable.
Sont cependant exemptés, les titulaires de titres de séjours spéciaux délivrés par le ministère des Affaires étrangères (diplomates, fonctionnaires internationaux) et les étudiants. Leur permis de conduire malgache sera reconnu sur le territoire français durant toute la durée de leur mission ou de leurs études en France.
Les auto-écoles malgaches montrées du doigt
La France motive cette décision par le fait que le document malgache ne remplit pas les critères des permis de conduire européens. À moins que ce ne soit officieusement car les conditions d’apprentissage et d’attribution du document sont nettement plus laxistes qu’en France. Selon le D-g du Centre immatriculateur chargé de fabriquer le précieux document, les permis de conduire sont délivrés « quand un prétendant a complété les dossiers avec l’attestation de réussite à l’examen de conduire », mais aucun contrôle n’est effectué. De plus, l’apprentissage est plus que succinct puisqu’il dure environ un quart d’heure par jour pendant un mois, ce qui fait au final environ 6 heures de conduite, souvent sur des véhicules hors d’âge. Conscient de la situation, le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, a demandé aux écoles de conduite de revoir la qualité de leur apprentissage et a averti que des contrôles seraient menés de façon inopinée. Et gare aux établissements de formation qui ne respecteront pas les normes, puisqu’ils risqueront une fermeture.