Face à la recrudescence des accidents de la route, le gouvernement togolais a décidé de prendre le dossier à bras le corps et d’imposer aux conducteurs de deux-roues motorisés, qu’ils soient des particuliers ou des professionnels, de passer une formation et un examen pour l’obtention d’un permis de conduire moto. Mais avant, le gouvernement veut procéder à la définition et à l’élaboration du contenu de la formation au permis moto, comme l’indique une note d’information émanant de la Direction générale des transports routiers et ferroviaires : « Le gouvernement togolais a pris la décision de procéder d’abord à la définition et à l’élaboration du contenu de cette formation avant de confier cette noble et lourde responsabilité aux moniteurs ». Une sage décision mais qui est précédée par une mesure radicale. En effet, en attendant que ce manuel dédié à la formation au permis moto soit disponible, le gouvernement togolais a interdit aux écoles de conduite du pays de prendre de nouvelles inscriptions pour ce type de formation : « À cet effet, à compter de ce jour, il est formellement interdit aux auto-écoles de recevoir des inscriptions relatives à la formation pour l’obtention du permis de conduire catégorie A ». Une mesure qui passe mal chez les usagers qui pensent souvent que l’objectif principal du gouvernement togolais est de percevoir des nouvelles taxes. De son côté, le gouvernement s’en défend et explique que le but n’est pas d’ajouter une taxe supplémentaire, mais de réduire le nombre d’accidents de la route. Avant de souligner que dans tous les pays du monde un permis de conduire est obligatoire pour les motos, les voitures et les camions.