Fin septembre, un séminaire portant sur la formation à la conduite a été organisé en Algérie. Réunissant la direction des Transports, des gérants d’auto-écoles, des enseignants de la conduite, des inspecteurs du permis de conduire et des représentants des services de sécurité routière et des forces de l’ordre, ce séminaire fait suite à une réunion du 27 septembre 2017 qui avait débattu de la stratégie à mettre en œuvre pour réduire les accidents de la route dans le pays. Ce séminaire a notamment fait apparaître que la formation des enseignants n’est pas encadrée par un programme défini par un texte juridique. Outre un cadre pédagogique bien déterminé, l’importance d’utiliser des outils pédagogiques adaptés comme le simulateur de conduire a été soulignée. De même qu’une évaluation des compétences et une réactualisation des connaissances des enseignants tout au long de leur carrière ont été évoquées. Mais avant tout, plusieurs intervenants ont souligné que la réussite d’une carrière d’enseignant passe par la motivation de ce dernier. Selon eux, trop des 20 000 enseignants algériens ont choisi ce métier, non pas par conviction et passion, mais par nécessité de trouver un emploi. Côté formation des conducteurs, il a été suggéré d’opter pour une formation pratique graduelle en trois étapes : un apprentissage en milieu clos, puis sur un parcours choisi pour sa facilité et enfin, une dernière étape en situation réelle. L’occasion également de dénoncer les pratiques de certaines écoles de conduite qui se contenteraient de ne proposer que des cours théoriques à leurs élèves.