Le Japon fait actuellement face à un important vieillissement de sa population. Un constat qui engendre de nombreuses répercussions dans la société nippone. C’est notamment le cas des écoles de conduite qui déplorent de moins en moins de demandes de formation initiale à la conduite. En effet, une grande part de la population a déjà son permis de conduire et ne repasse pas par l’auto-école. Quant aux jeunes, nombre d’entre eux montrent un intérêt très relatif à l’automobile. Pour contrer cette baisse d’activité, des écoles de conduite ont eu l’idée de se regrouper au sein du Driving School Drone Consortium pour proposer en parallèle des cours de conduite automobile, des cours de pilotage de drones. Si cela peut, de prime abord, faire sourire, c’est une initiative toute à fait sérieuse et une reconversion pas forcément dénuée de sens, quand on apprend que, selon l’association japonaise de pilotes de drones, il faudrait pouvoir former environ 140 000 télépilotes de drones d’ici 2020 pour répondre aux besoins du pays, que ce soit en termes de photographies aériennes, de services de livraison de colis par voie aérienne ou encore d’inspections d’ouvrages d’art et autres bâtiments. La formation prévoit six heures de cours théoriques pour apprendre à faire fonctionner un drone et connaître la réglementation spécifique. S’ajoutent dix heures de formation pratique. Le coût de la formation est d’environ 2 000 euros.