On a beaucoup parlé de la fin de l’interdiction de conduire une voiture pour les femmes en Arabie saoudite, mais nettement moins de la levée de cette interdiction pour les motos. En effet, les Saoudiennes n’avaient pas le droit de conduire une voiture et encore moins une moto. Depuis le 24 juin dernier, les femmes peuvent prendre le volant d’une voiture, mais aussi d’un camion ou piloter une moto. Si la majeure partie des pionnières de la conduite dans ce pays ont opté pour la voiture, quelques-unes n’hésitent pas à enfourcher une moto. Ainsi, on peut désormais voir des Saoudiennes en t-shirts Harley Davidson et jeans moulants s’entraîner sur un circuit fermé de la capitale Riyad, à manier de grosses cylindrées. Et si pour nous, Européens, la moto est synonyme de passion, la plupart de ces femmes y voit surtout un signe d’émancipation et d’indépendance. Une émancipation qui se gagne lentement car, pour l’heure, l’Arabie saoudite manque de formatrices deux-roues.