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warning Accidentologie — Avril 2018

Accidentologie 2017 : Bilan contrasté

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a dévoilé le bilan provisoire de l’accidentologie 2017.


Selon les données provisoires de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 693 personnes ont perdu la vie sur les routes de Métropole et des Outre-mer, cela représente 45 victimes de moins qu’en 2016 (-1,2 %). La baisse a été proportionnellement plus importante en Outre-mer puisque 237 personnes ont perdu la vie, soit 24 de moins qu’en 2016 (-9 %). Tandis que dans l’Hexagone, 3 456 personnes sont décédées en 2017, soit 21 de moins qu’en 2016 (-0,6 %).


Moins de morts, mais plus de blessés
Ces chiffres de prime abord encourageants après une mortalité qui était repartie à la hausse depuis trois ans, sont cependant à pondérer. En effet, si le nombre de morts diminue, celui des blessés est en augmentation. Ainsi en Métropole, 58 894 accidents corporels ont été comptabilisés en 2017 contre 57 522 en 2016, soit 1 372 accidents de plus (+2,4 %), 74 066 personnes ont été blessées en 2017, soit 1 421 de plus qu’en 2016 (+2 %) et 27 674 personnes ont été hospitalisées plus de 24 heures contre 27 187 en 2016, soit 487 de plus (+1,8 %). Le constat est pire en Outre-mer puisque les accidents corporels sont en augmentation de 11,6 % (2 676 accidents, + 279), ainsi que le nombre de personnes blessées (3 410 blessés, soit 236 victimes supplémentaires et une augmentation de 7,4 %) et le nombre d’hospitalisations est en légère baisse (1 578 hospitalisations, soit 52 de moins qu’en 2017, ce qui fait une baisse de 3,2 %). Selon l’ONISR, « l’analyse des accidents mortels en 2017 montre que la vitesse excessive ou inadaptée reste la cause principale, suivie de la surconsommation d’alcool, qui connaît une légère hausse. Le non-respect des règles de priorité, en légère baisse, constitue le troisième facteur d’accident, surreprésenté en agglomération ».


Le port du casque ou de la ceinture est indispensable
Par ailleurs, l’ONIRS constate qu’en Outre-mer, « la moitié des personnes décédées en deux-roues motorisé ne portait pas le casque » et « en ce qui concerne les automobilistes, la majorité des victimes décédées ne portait pas la ceinture de sécurité ». Le bilan définitif et plus détaillé sera publié d’ici l’été.


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