Si le décret signé par le roi Slaman d’Arabie en septembre 2017 permettant aux femmes saoudiennes de conduire avait provoqué une véritable révolution sociale dans le monde entier, il va également provoquer une petite révolution au niveau de l’économie du pays. En effet, nombreuses semblent être les Saoudiennes souhaitant apprendre à conduire. Mais pour pouvoir répondre à la demande, le pays doit développer tout un circuit d’apprentissage. En effet, la libéralisation a ses limites… Il n’est pas question que les femmes suivent des cours dans les mêmes auto-écoles que les hommes. C’est pourquoi, à Riyad, l’université Princess Nourah qui accueille des étudiantes, avait communiqué, dès l’annonce de la mesure, son intention d’ouvrir une auto-école pour les femmes. D’autres établissements scolaires ont suivi le pas. Mais il ne suffit pas de trouver des locaux pour accueillir les futures apprenties conductrices, il faut également trouver des enseignantes de la conduite. Or, par définition, il n’y en a pas dans le pays puisque les Saoudiennes n’avaient pas le droit de conduire. C’est pourquoi Saber Jelassi, président de la commission des auto-écoles saoudiennes a pris contact avec son homologue tunisien, afin de recruter des enseignantes de la conduite tunisiennes parlant l’arabe pour dispenser des cours en Arabie saoudite et également former les futures premières enseignantes de la conduite saoudiennes.