← Retour à la liste
language Internet — Janvier 2018

Comment ne pas se faire pirater ses données personnelles ?

De plus en plus souvent, les escrocs usurpent l’identité de l’administration pour obtenir des coordonnées bancaires et autres informations personnelles via Internet ou par téléphone. Voici donc quelques réflexes à avoir pour ne pas se faire avoir.


C’est le progrès ! Consultation du compte bancaire, payement des impôts, création des dossiers 02, demande de carte grise, etc. Nous sommes tous de plus en plus amené à utiliser Internet pour effectuer diverses opérations dans notre vie quotidienne et professionnelle. Cette évolution de la société n’a pas échappé aux escrocs qui se sont vite mis à la page virtuelle.


Usurpation de l’identité de l’administration
Une des arnaques les plus courantes consiste à utiliser l’identité de l’administration pour tenter d’effectuer des escroqueries par le biais de courriels ou d’appels téléphoniques. « Si tous les services de l’administration peuvent être potentiellement utilisés dans le cadre de ces opérations frauduleuses, l’identité de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) ainsi que de ses services déconcentrés, est particulièrement utilisée par les fraudeurs », souligne un communiqué de presse du ministère de l’Économie. Parmi tous les courriels et appels frauduleux, « les plus nombreux concernent les tentatives de fraude à la carte bancaire qui accompagnent la promesse d'une restitution d'impôts ». Il faut dire que cela ressemble plutôt à une bonne nouvelle et les escrocs savent utiliser de bons arguments pour endormir leur victime.


Ne jamais donner ses informations personnelles
Il ne faut jamais communiquer vos informations bancaires ou personnelles par courriel ou par téléphone. « Sachez que l’administration fiscale ne demande jamais à l’usager de lui communiquer ses coordonnées bancaires ou des informations personnelles par courriel, ni pour le paiement d’un impôt ou le remboursement d’un crédit d’impôt, ni pour compléter ses coordonnées personnelles. Si de telles demandes vous sont faites, il ne faut donc pas y répondre », précise le ministère. En effet, il s’agit certainement d’une tentative d'hameçonnage, qui consiste à se faire passer pour une administration ou un grand organisme, et demande au destinataire de cliquer sur un lien pour accéder à son dossier personnel et renseigner des informations personnelles. Or, il faut savoir que ces messages imitent très souvent le style et le visuel des messages officiels, en faisant notamment figurer l’entête ou à la signature de la DGFiP ou du ministère de l’Économie.


Que faire si vous recevez un message électronique suspect ?
Si vous recevez un message qui vous semble suspect, le ministère conseille de ne pas répondre, de ne pas cliquer sur les liens à l’intérieur du message qui peut vous rediriger vers un faux site et enfin de supprimer le message de votre boîte aux lettres. Si ces conseils semblent tomber sous le sens pour des messages franchement suspect, il existe bien des cas où l’on a un doute sur l’identité de l’expéditeur d’un courrier électronique (ou même postal) portant en-tête ou signature d'une administration. Dans ce cas, n’hésitez pas à contacter par téléphone le numéro vert gratuit « Info Escroqueries » au 0805 805 817, ou bien votre Centre des Finances publiques, lorsque le message porte une entête de l'administration fiscale, dont le numéro de téléphone figure sur vos documents officiels (avis ou déclarations d'impôts…).


Se prémunir contre les tentatives d’escroquerie par téléphone
Il existe d’'autres pratiques abusives en dehors de celle du l’hameçonnage par courriel. C’est le cas des faux recensements, mais surtout des appels téléphoniques frauduleux (hameçonnage vocal). Le principe reste identique à celui du courriel frauduleux. À savoir, une usurpation de l’identité de l’administration et notamment de l’administration fiscale à des fins d’escroqueries. La méthode utilisée est toujours la même : l’usager reçoit un appel lui signalant qu’une anomalie a été constatée sur son dossier fiscal et l'invitant à rappeler un numéro au plus vite afin d'éviter d'éventuelles sanctions. Le numéro en question est surtaxé, facturé plusieurs euros la minute et n’appartient bien évidemment pas aux services de l’État. Il ne faut donc pas appeler le numéro indiqué. Ce genres de pratiques ne se limitent pas à l'administration mais touchent d'autres secteurs comme les banques, les assurances, ou encore les distributeurs d'énergie. À l’instar d’Internet, le ministère rappelle que les numéros de carte bancaire ne sont jamais demandés dans le but d'effectuer des transactions ou des remboursements sur Internet. Bien évidemment, seuls les numéros de téléphone figurant sur les documents officiels (avis ou déclarations d'impôts…) ou le numéro Impôts Service 0810 467 687 sont fiables pour contacter les services des finances publiques. On peut également consultez le site impots.gouv.fr ou les réseaux sociaux (Twitter ou Facebook) qui donnent des informations officielles sur le sujet.


Dans le même thème

Auto-école.net : Levée de fonds et diversification
Auto-école.net a annoncé avoir levé un fonds de 10 millions d’euros et développé de nouveaux outils de formation e-learning s’adressant à un public plus large.
RGPD : Des nouvelles obligations pour les auto-écoles
Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entre en vigueur en France et dans tous les pays de l’Union européenne le 25 mai 2018. Ce texte a des conséquences directes pour les écoles de conduite. Explications.
Page Facebook : grand angle sur la formation à la conduite dans le monde
L’auto-école La Côtière, à Montluel dans l’Ain, a ouvert une page Facebook sur laquelle sont publiées des photos de formation à la conduite prises un peu partout dans le monde. Focus.