La délégation départementale des transports a frappé fort, en menant en novembre dernier, une vaste opération de contrôles dans les établissements de formation à la conduite dans la capitale économique du Cameroun, Douala. Après enquête, ce sont pas moins de 115 auto-écoles qui ont été déclarées illégales et ont dû baisser le rideau sur ordre gouvernemental. Il leur est reproché de travailler sans autorisation d’enseigner la conduite et d’adopter de mauvaises pratiques d’enseignement. Ce dernier point étant souvent la conséquence d’une politique des prix bas, voire très bas, qui ne permettent pas à une école de conduite de survivre financièrement en dispensant un enseignement de qualité. Résultat : les cours sont souvent de piètre qualité, voire inexistants. Pour tenter d’endiguer l’accidentologie dans le pays, le gouvernement a donc décidé de s’attaquer aux auto-écoles, en partant du principe qu’une mauvaise formation dans un établissement clandestin risquait de lâcher des conducteurs dangereux sur les routes.