Le secrétaire d’État chargé du transport, Mohamed Nabi Boulif, a annoncé une réforme du secteur de la formation à la conduite de grande envergure. Pour tenter de faire diminuer le nombre d’accidents dans le pays, il a été décidé de rendre l’examen théorique plus difficile. Désormais, il faudra avoir au moins 34 bonnes réponses sur 40, au lieu de 30 auparavant pour décrocher son Code dans la catégorie B et 36 sur 46 au lieu de 40 sur 46 pour les catégories C et D. La banque va également faire l’objet d’une importante révision puisque les 600 questions actuelles vont être reformulées et le nombre total porté à 1 000. Par ailleurs, pour inciter les écoles de conduite à présenter à l’examen des candidats mieux préparés, un quota de maximum 10 candidats par mois et par moniteur est instauré. Le tarif des formations devrait être fixé par l’État et la distance minimale entre deux auto-écoles est portée de 100 à 300 mètres pour éviter la trop grande concurrence entre les établissements de formation à la conduite. Enfin pour remédier à la forte pénurie d’enseignants de la conduite dans le pays, l’État marocain va organiser plusieurs sessions d’examen pour recruter. Selon les statistiques, le Maroc compterait 7 200 enseignants de la conduite et il manquerait 1 800 moniteurs pour assurer correctement les cours dans le pays.