Début octobre, Ahmed Naït El Hocine, directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPRS), a dressé un bilan chiffré de l’accidentologie pour les huit premiers mois de 2017. Avec près de 17 333 accidents de la circulation enregistrés, cela représente une baisse de 14,81% par rapport à 2016. S’il considère que cela constitue une petite avancée en matière de sécurité routière (l’Algérie est d’ailleurs passée sous la barre des 4 000 morts par an), Ahmed Naït El Hocine estime qu’il reste encore pas mal de choses à faire pour rendre les routes algériennes plus sûres.
Outre les campagnes de prévention qui semblent faire leur preuve, le directeur du SNPRS considère que les auto-écoles doivent relever le niveau de qualité de la formation et que les critères d’obtention du permis de conduire doivent être durcis. En effet, il constate qu’un très grand nombre d’automobilistes impliqués dans un accident de la route ont souvent un permis qui ne dépasse pas deux ans. Ce qui lui fait déduire que le niveau de formation est insuffisant. En parallèle, il prône une amélioration de la qualité du réseau routier dont il reconnaît que le mauvais état actuel est responsable d’une partie des accidents.