Le président de la Chambre des propriétaires d’auto-écoles tunisiennes, Mohamed Baccouche est monté au créneau pour dénoncer la situation catastrophique que vivent actuellement la plupart des établissements de conduite dans le pays. Selon lui, ce sont pas moins de 1 000 écoles de conduite qui ont mis la clé sous la porte depuis le début de l’année. « Ce nombre est ahurissant, s’était-il exclamé sur une radio tunisienne. Fermer 1 000 auto-écoles sur les 5 000 que comptait le pays, cela représente un coup terrible pour le secteur. »
Le président de la chambre des propriétaires d’auto-écoles explique cette tragédie économique par la très forte baisse du nombre d’élèves venant s’inscrire en auto-école. Une baisse dictée par l’effritement du pouvoir d’achat. Du coup, passer le permis de conduire ne constitue plus une priorité pour les jeunes et leurs familles.
Mais Mohamed Baccouche dénonce également les casseurs de prix dans la profession qui n’hésitent pas à tirer les tarifs sous le seuil de rentabilité pour attirer des clients, au risque de péricliter et d’entraîner la concurrence dans leur chute. Il rappelle d’ailleurs que les tarifs sont normalement encadrés par la réglementation. Le tarif de la séance de Code étant fixé à 8 dinars (2,75 euros) et celui de la séance de conduite à 40 dinars (13,73 euros). Mais nombre d’écoles de conduite proposent des cours moins chers, quand elles ne sombrent pas totalement dans des pratiques frauduleuses de corruption en tout genre. Pour éviter la fraude, Mohamed Baccouche a annoncé que les auto-écoles et les véhicules d’examen seraient bientôt équipés de caméras.