Des auto-écoles ont une nouvelle fois manifesté pour réclamer plus de places d’examen et ont obtenu quelques avancées.
À Bordeaux, les écoles de conduite se plaignent d’un manque de places pour l’examen pratique. Le problème n’est pas récent : « Nous avons déjà fait plusieurs manifestations, déclare Sandra Carasco, représentante régional de l’UNIC, mais sans véritablement obtenir satisfaction. » C’est pourquoi, les auto-écoles sont une nouvelle fois descendues dans la rue, le 26 juin dernier. « Nous avons un effectif de 29 inspecteurs, ce qui est normalement suffisant. Mais il y a beaucoup d’arrêts maladie, ce qui provoque l’annulation des nombreux examens ».
Certes, les auto-écoles ont obtenu un renfort d’environ 300 places en juin dernier, « mais cela ne représente qu’environ 1 place par établissement. C’est déjà ça, reconnaît Sandra Carasco, mais ce n’est pas assez. Cela a juste permis de stopper l’hémorragie ».
Quelques avancées
La manifestation du 26 juin n’a cependant pas été vaine. En effet les auto-écoles ont obtenu des avancées sur d’autres points litigieux.
« Nous avions demandé d’optimiser les unités afin de ne pas perdre trop de temps en allant présenter seulement un ou deux candidats sur un centre d’examen éloigné de l’auto-école et il semble que nous ayons été entendus. »
Par ailleurs, « nous avions un souci avec les candidats non-francophones sans interprète. Ces derniers devaient se présenter dans le circuit normal et échouer plusieurs fois avant que l’administration n’accepte d’ouvrir une session non-francophone ».
Sur ce point, les auto-écoles ont obtenu l’ouverture d’un groupe de travail pour définir les modalités nécessaires à l’ouverture de ces sessions spéciales.
Pour autant, les auto-écoles restent vigilantes et « si cela ne bouge pas, on fera ce qu’il faut ! », promet Sandra Carasco.
S. A.