Par crainte d’être victime de harcèlement sexuel et de l’insécurité qui règne sur les routes, la plupart des Égyptiennes ne comptent que sur leurs parents et amis pour apprendre à conduire, les monitrices d’auto-école étant particulièrement rares dans le pays. Une situation à laquelle a voulu mettre fin Nayrouz Talaat, fondatrice de Direxiona, la première auto-école égyptienne entièrement dédiée aux femmes, et qui n’emploie que des enseignantes de la conduite. Elle espère ainsi encourager un plus grand nombre de femmes à prendre le volant, leur permettant ainsi d’accroître leur indépendance. Comme le souligne Noura Fahmy, une des élèves de l’école de conduite, « j’ai essayé d’apprendre plusieurs fois avec d’autres instructeurs, mais ils étaient tous des hommes, et je sentais qu’ils n’avaient pas la patience de m’enseigner. Donc, cela m’a mise sous pression. Je me sentais jugée, je n’étais pas très à l’aise ».