
La courbe du nombre de tués sur les routes ne s’est toujours pas inversée. Elle s’est seulement stabilisée.
Après deux années de hausse (+ 3,5% en 2014 et +2,3% en 2015), la mortalité routière connaît une nouvelle augmentation en 2016, certes plus mesurée (+ 0,2%). Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) – les chiffres définitifs seront connus au printemps –, 3 469 personnes ont perdu la vie sur les routes de France en 2016 contre 3 461 en 2015.
Du mieux chez les deux-roues
La mortalité routière des cyclistes (+ 10 tués) et des piétons (+ 72 décès) est en hausse, alors que celle des usagers de cyclomoteurs poursuit sa baisse avec 124 décès contre 155 en 2015. On notera qu’elle a été divisée par 2 depuis 2010. La mortalité des motocyclistes se monte à 612 tués, un chiffre stable par rapport à l’an passé (-0,33%).
Les seniors (+ de 65 ans) constituent la catégorie d’usagers la plus touchée en 2016 (878 tués, soit + 6%). Par contre, la mortalité des enfants et des jeunes de 18-24 ans, en augmentation en 2015, a baissé en 2016 (-9% pour les 0-17 ans et -3% pour les 18-24 ans).
Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, a souligné « la tendance à la stabilisation de la mortalité routière. Mais la rupture que l’on était en droit d’attendre ne s’est pas produite ». Pour le ministre, l’objectif annoncé par Manuel Valls en 2012 de descendre sous la barre des 2 000 morts en 2020 tient toujours. « C’est un objectif ambitieux mais accessible, grâce aux nombreuses mesures de sécurité routière déjà mises en application ou qui vont l’être en 2017. »
C. S.